Marina Lapenkova, Agence France-Presse, Moscou
« Hi, Katioucha. Et si on go to drink café ? Call asap. Cheers, Macha » : un « newspeak » mélangeant russe et anglais a submergé le russe, en commençant par celui de la rue, où les « Wow ! » et « Oops ! » sont omniprésents, jusque chez les professionnels.
« Toutes les couches sociales, des policiers aux ouvriers tadjiks, abusent d’anglicismes », constate un internaute.
Métamorphosés par des suffixes, préfixes ou terminaisons russes, ces mots sont parfois méconnaissables.
« Le jeu a été driv’ovy », dira un Russe d’un match endiablé.
Pour certains, les anglicismes ajoutent de l’ironie au discours, pour d’autres« ’font plus chic », pour d’autres encore permettent d’éviter les mots russes qui choqueraient (comme cette enseigne « face control » à l’entrée d’une boîte de nuit).
Les écrivains russes utilisent largement ce « newspeak » jusque dans les titres de leurs romans, comme « Casual » de Oksana Robski ou « Doukhless » — combinant doukh (« esprit » en russe) et less (« sans » en anglais) — de Sergueï Minaev.
Et sur les murs des immeubles, les injures en anglais remplacent les vieilles formules consacrées russes.
Pratiqué par 350 millions de locuteurs, selon le ministère russe des Affaires étrangères, le russe est aujourd’hui en danger, s’alarment hommes politiques, linguistes et hommes d’art.
« Toutes les couches sociales, des policiers aux ouvriers tadjiks, abusent d’anglicismes », constate un internaute.
Métamorphosés par des suffixes, préfixes ou terminaisons russes, ces mots sont parfois méconnaissables.
« Le jeu a été driv’ovy », dira un Russe d’un match endiablé.
Pour certains, les anglicismes ajoutent de l’ironie au discours, pour d’autres« ’font plus chic », pour d’autres encore permettent d’éviter les mots russes qui choqueraient (comme cette enseigne « face control » à l’entrée d’une boîte de nuit).
Les écrivains russes utilisent largement ce « newspeak » jusque dans les titres de leurs romans, comme « Casual » de Oksana Robski ou « Doukhless » — combinant doukh (« esprit » en russe) et less (« sans » en anglais) — de Sergueï Minaev.
Et sur les murs des immeubles, les injures en anglais remplacent les vieilles formules consacrées russes.
Pratiqué par 350 millions de locuteurs, selon le ministère russe des Affaires étrangères, le russe est aujourd’hui en danger, s’alarment hommes politiques, linguistes et hommes d’art. ( Lire la suite sur cyberpresse)
