In memoriam Marielle Deslandres, par Bernadette GRANDCOLAS et Hélène LADEVIE

mercredi 3 septembre 2008

Par Bernadette GRANDCOLAS et Hélène LADEVIE

Le lundi 5 mai, avec Jean-Luc Pinard, le Secrétaire Administratif de l’APLV, nous avons accompagné Marielle Deslandres dans la chapelle du cimetière du Père Lachaise, où un petit groupe de membres de sa grande famille s’était retrouvé (elle était l’aînée de 8 enfants). C’était très émouvant d’entendre, au cours de la cérémonie, deux de ses neveux rendre un hommage affectueux à leur tante. Ils ont dit combien « Tante Marielle », qui n’avait pas eu d’enfants, avait compté pour eux : elle arrivait dès qu’on avait besoin d’elle et était toujours prête à passer du temps chez les uns ou les autres, à l’occasion d’une difficulté, d’une maladie. Nous avons pu ensuite parler avec plusieurs membres de sa famille, qui visiblement ne connaissaient pas bien une autre facette de la vie de leur tante et pour lesquels le sigle "APLV" était très mystérieux…

Sa carrière de professeur d’allemand s’est déroulée dans un établissement parisien, le Lycée Sophie Germain. Elle y était déléguée pour le SGEN ; elle est ensuite devenue représentante nationale pour les langues étrangères dans ce syndicat, ce qui montre son souci de participer activement à la vie associative pour tout ce qui était lié à sa profession.

Son engagement à l’APLV est très ancien et elle est très vite devenue un membre actif du Comité. En 1969, sous la présidence de Maurice Antier, elle a accepté d’être Secrétaire Générale ; en 1972, alors qu’elle était Vice-Présidente, le président Gérard Hardin lui a confié la charge des questions pédagogiques ; c’est en 1974 (Pierre Moreau était alors président) qu’elle a accepté la responsabilité de la direction des publications de l’APLV Les Langues Modernes, Le Polyglotte et les différents ouvrages diffusés par l’Association), fonction qu’elle a assurée pendant 25 ans.

Diriger les publications est une lourde charge. Le Rédacteur en chef est responsable du contenu de la revue, mais il reste beaucoup de tâches matérielles : rapports avec l’imprimeur, recherche des publicités, et surtout animation des différents salons pédagogiques. C’est là que Marielle reste la plus présente dans notre souvenir : dans les couloirs de la Défense, les espaces du Parc de la Villette ou les escaliers du Palais des Congrès, sur les stands, à l’occasion du Salon Educatec ou d’Expolangues, Marielle « était » l’APLV. Toujours souriante, elle accueillait les collègues, informait les visiteurs, se mettait à la recherche des éditeurs pour récupérer des publicités. Elle a aussi participé activement aux nombreuses réunions, colloques, A.G. à Paris ou en province, où elle arrivait souvent au volant de sa petite Ami 6, qui transportait revues et documents.

Pour tout cela, ta disponibilité, ton sourire, ton amitié chaleureuse, l’APLV te dit un grand merci, Marielle, et nous sommes heureuses d’en être les porte-parole.