"Babel Europe", un article de Nina Diezemann sur Eurotopics du 16 avril 2008

jeudi 17 avril 2008
 Christian PUREN

Particularité de l’UE, le multilinguisme ne facilite pas toujours la communication. L’Europe doit-elle se mettre d’accord pour adopter l’anglais comme langue véhiculaire ou faudrait-il au contraire encourager la diversité linguistique ?

Depuis l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie, l’UE compte 23 langues officielles. Et si l’on ajoute les langues minoritaires et régionales ainsi que les nombreux dialectes, la diversité linguistique est encore plus importante. Le linguiste Wolfgang Schulze estime à plus de 200 le nombre de langues européennes.

"La diversité linguistique de l’Europe est... une richesse", écrivait le quotidien espagnol El País le 4 mars 2008. C’est aussi le point de vue de l’UE, qui a nommé en 2007 en la personne du Roumain Leonard Orban un commissaire chargé du multilinguisme.

Cependant, le multilinguisme engendre aussi de gros problèmes de communication au sein de l’Europe. Timothy Garton Ash, dans le Guardian du 18 octobre 2007, y voyait un obstacle à l’existence d’une opinion publique européenne et donc l’aggravation des déficits démocratiques de l’UE. "Le cœur du problème démocratique que rencontre l’Europe n’est pas Bruxelles mais Babel", écrivait-il.

C’est pourquoi un certain nombre de gens souhaitent que l’anglais devienne la lingua franca européenne.

Lire la suite de l’article en ligne sur Eurotopics


Eurotopics