Une variante à privilégier dans le triangle pédagogique en classe de langue : l’internet - un article de l’EPI du n°102 (février 2008) de Odile Pouchol

samedi 9 février 2008
 Rémi THIBERT

Les implications didactiques du triangle pédagogique de Houssaye revu par Guirard mettent l’enseignant dans une situation ambivalente : soit il se trouve maître du jeu face à des apprenants qui peuvent en effet « jouer le jeu » mais sont souvent en grande partie démotivés, soit il est en retrait par rapport à des apprenants en situation d’autonomie, celle-ci n’étant pas toujours garante de motivation. Pour sortir de cette impasse il peut s’orienter vers le développement de stratégies aptes à déclencher le « désir » d’apprendre.

Comment susciter ce désir d’apprendre ?

Les objectifs du Cadre Européen Commun de Référence conduisent clairement à ne plus « apprendre la langue pour la langue », et le type d’activités préconisées à partir de ce cadre de référence font souvent la part belle à de nouveaux vecteurs d’apprentissage qui privilégient les situations de communication pertinentes. L’utilisation raisonnée des Tice en classe de langue peut en effet interférer de façon positive dans le rapport de l’apprenant au savoir : elle peut aider à développer des savoir-faire linguistiques à partir d’outils souvent déjà maîtrisés dans le quotidien extrascolaire (l’internet, les blogs, les chatrooms) et redonner de l’intérêt à l’apprentissage d’une langue. L’utilisation des Tice peut facilement s’intégrer aux activités mises en place dans le cadre de la perspective actionnelle décrite par Christian Puren et reprise par Claire Bourguignon. Elles peuvent être un élément clé pour accomplir les « task based language learning and teaching » de Roy Ellis citées par F. Mangenot dans Internet et la classe de langue p. 38-43 (à noter la distinction faite entre tâches ouvertes-orientées vers une production langagière et tâches fermées qui n’impliquent pas d’interaction).

Lire la suite


le site de l’EPI (Enseignement Public et Informatique)