"La triche aux examens de langues" : une conférence d’une linguiste spécialisée rattachée au FBI au colloque ALTE de Cambridge

samedi 12 avril 2008

Traduction en français par Bernadette Grandcolas [1] de l’article paru en ligne sur le site du Cambridge News Online : Uni has ways of finding cheats

L’Université a les moyens de débusquer les fraudeurs

On apprend que l’Université de Cambridge fait appel aux techniques de surveillances utilisées pas les services secrets pour combattre la fraude aux examens.
Rachel Lundu Brooks, linguiste spécialisée rattachée au FBI, s’adressera aux enseignants de langue qui participent cette semaine à un colloque dans notre université ; elle leur expliquera comment l’analyse informatique peut identifier les étudiants qui ont triché lors des épreuves de traduction.
Le Département des Examens d’Anglais Langue Etrangère de l’Université de Cambridge a reconnu qu’il utilisait déjà des programmes d’intelligence secrète pour repérer les réponses douteuses dans les deux millions de copies notées chaque année.
Michael Milanovic, responsable principal du Département a déclaré : « Nous envisageons toujours de solides systèmes de prévention des fraudes ; c’est un élément essentiel pour que nos tests restent équitables et fiables. Dans notre service d’Anglais Langue Etrangère, nous utilisons déjà plusieurs des techniques recommandées par le FBI, dans le cadre de nos propres services de sécurité. J’attends avec intérêt la présentation de Madame Brooks, car je suis sûr que nos services peuvent apprendre beaucoup les uns des autres. »
L’augmentation de la fraude dans les examens de langue – à la suite de l’augmentation du nombre de tests à destination des immigrants – est un des thèmes discutés au colloque de l’Association des Professeurs de Langue en Europe, qui se tient dans notre université cette semaine.
Selon Madame Brooks, « malgré la ressemblance dans le contenu des épreuves de traduction de différents candidats, il existe toujours d’importants éléments de variation sur la formulation de ce contenu. Une analyse informatique nous permet de comparer les réponses d’un candidat donné avec les réponses typiques des autres candidats. Si deux réponses montrent des similarités flagrantes, la présence d’une fraude est possible.
Alors que les correcteurs peuvent avoir des soupçons sur la production du candidat, nous possédons maintenant des techniques qui fournissent des indications statistiques fortes permettant de dire si on se trouve ou non en face d’un cas de tricherie.

Lire aussi sur le même thème "La lutte antiplagiat s’organise", un article du site de L’Etudiant, EducPros.fr. Avec des liens sur des logiciels anti-piratage gratuits.


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