Éditorial, Langues Modernes 4-2007, par Bernard Delahousse et Marie-Pascale Hamez, rédacteurs en chef

vendredi 11 avril 2008

S’il est un thème récurrent tant dans les réflexions menées par l’APLV que dans les colonnes des Langues Modernes, c’est bien celui de l’enseignement des langues dans le primaire. Certes, les dénominations ont varié en fonction de l’évolution des approches : « enseignement précoce des langues vivantes » (EPLV) du milieu des années 50 à la fin des années 80 - « enseignement d’initiation aux langues étrangères » (EILE) de 1989 à 1992 - « opération langues vivantes au CE1 » en 1995-96, avec les fameuses cassettes vidéo CE1 sans frontière [1], poursuivie en CE2 l’année suivante. Cette évolution a constamment été suivie et analysée par notre association, que ce soit lors de journées d’études comme celles de Roubaix en 1989, ou dans les Langues Modernes (cf. les numéros 1-1981, 4-1990, 1-1991, 3-2003).

Le dossier de ce numéro est, à cet égard, révélateur. Dans son introduction au dossier de 2003, Alain Pastor soulignait que l’enseignement pré-secondaire des LV était encore « un chantier en construction » : la problématique développée alors par les auteurs tournait autour du « que-faut-il enseigner, par qui, avec quelles exigences ? » et surtout sur l’efficacité d’un tel apprentissage, dont certains remettaient en question la légitimité. Quatre ans après, les auteurs contribuant à ce dossier ne débattent plus du bien-fondé de cet enseignement, qui semble légitimé par les textes officiels et les exigences du CECR ; le questionnement s’est déplacé : il s’agit désormais d’interroger les articulations possibles entre les différentes langues auxquelles l’élève est exposé au quotidien, et de prendre en compte leurs apports mutuels.

Ce numéro a été initié et préparé par Astrid Guillaume, la précédente Rédactrice en Chef des Langues Modernes, en étroite collaboration avec les coordinatrices du dossier, Martine Kervran et Marie-Christine Deyrich, qui nous ont grandement facilité la tâche par leur efficacité et leur disponibilité. Nous sommes tout particulièrement reconnaissants à Astrid Guillaume qui nous a transmis Les Langues Modernes dans de très bonnes conditions et nous a fait bénéficier de son expérience. Au cours de la réalisation de ce numéro, nous avons pu mesurer la complexité et la grande diversité des tâches qu’elle a dû assurer. Un grand merci ! Nos remerciements vont aussi aux membres du Comité de lecture pour nous avoir fait confiance et avoir accepté un rythme de travail particulièrement élevé depuis la rentrée : en quatre mois, ils ont eu à examiner le contenu de 3 numéros de la revue, soit une bonne trentaine d’articles. Enfin, nous sommes heureux d’accueillir au sein de notre équipe Jean-François Brouttier, qui succède à Christelle Le Bot comme assistant de rédaction : outre la rubrique « Livres reçus », il participera à la relecture des épreuves avant envoi chez l’imprimeur.

En 2008, la politique éditoriale des Langues Modernes s’inscrira dans la continuité : même exigence de qualité, même recherche d’équilibre entre articles de fond et articles « pratiques », même souci d’ouvrir la revue à des optiques différentes. Les thèmes des dossiers 2008 ont été choisis par l’équipe précédente : l’intercompréhension - le CECRL - pleins feux sur la motivation – poésie et chanson en classe de langue. Des outils sont actuellement à l’étude pour mieux guider les auteurs et leur faciliter le travail de présentation de leurs textes, l’objectif étant d’améliorer la lisibilité de la revue et de susciter les contributions d’un plus grand nombre de collègues.


[1Cassettes vidéo produites par le CNDP dans le cadre des « 100 mesures pour l’École », en 1995.


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