Comprendre et enseigner "be+ing" : un article de Jean-Pierre Gabilan en ligne sur La clé des langues

dimanche 21 septembre 2008
 Laure PESKINE

Dans "Le temps ne fait rien à l’affaire", publié en 2007 dans Les Langues modernes [1], Jean-Pierre Gabilan proposait une perspective théorique originale sur la valeur et l’emploi du "Présent simple" en anglais et invitait à reconsidérer la façon dont on introduit ce temps dans les manuels d’anglais. L’article se terminait par une invitation à entreprendre un travail similaire sur la conjugaison be+ing. Il a écrit cette suie à la demande de La clé des Langues.

Résumé

Malgré les avancées de la recherche linguistique dans le domaine anglais, notamment en France, la façon dont on présente la grammaire anglaise dans l’enseignement n’a absolument pas évolué. On a changé quelques étiquettes ici et là, on prétend avoir adopté la grammaire "énonciative", mais il suffit d’évaluer des lycéens au sortir du baccalauréat pour être fixé : la répartition des tâches entre les deux "formes" que possède l’anglais - simple et be+ing - repose encore et toujours sur les actions : routines et habitudes s’exprimeraient avec le Présent[1] simple, et les actions en cours au moment de parole avec be+ing . On ne peut hélas comprendre - et donc apprendre - l’anglais en s’appuyant sur de tels principes.

Notre travail présente d’abord dans les grandes lignes ce qu’il faut savoir à propos de be+ing avant d’envisager la moindre perspective d’enseignement - on ne peut en effet enseigner que ce que l’on a au préalable compris. Puis, dans un second temps, nous proposons des pistes pour introduire cette conjugaison dont l’utilisation, face au Présent simple, reste un mystère pour les élèves parce qu’imparfaitement présentée.

Lire l’article sur le site de La CLé des Langues


La Clé des Langues

[1Article paru dans le 2/2007des Langues Modernes : Temps, Modes et Aspects