Le Courrier de l’UNESCO n° 2/2009 : « Langues en danger : pensée menacée »

mardi 3 mars 2009
 Laure PESKINE

Le Courrier de l’UNESCO, magazine en ligne en sept langues, peut être utilisé pour les cours d’arabe, anglais, chinois, espagnol, FLE et portugais et russe.

Avec le décès de Marie Smith Jones, la langue eyak d’Alaska (États-Unis) s’est éteinte l’année dernière, avec le décès de Tevfik Esenç, la langue oubykh de Turquie s’est éteinte en 1992. Quelque 200 langues ont disparu au cours des trois dernières générations, selon le nouvel « Atlas UNESCO des langues en danger du monde ».

Ce dossier du Courrier, publié à l’occasion de la Journée internationale de la langue maternelle (21 février), se penche sur ce phénomène qui a de quoi inquiéter : avec la disparition des langues, ce ne sont pas seulement des mots qui disparaissent, mais des façons de voir le monde et de communiquer, des savoirs précieux, des univers de pensée.

Le Courrier de l’UNESCO, magazine en ligne en sept langues, peut être utilisé pour les cours d’arabe, anglais, chinois, espagnol, FLE et portugais et russe.

Au sommaire :

Chaque langue est un univers de pensée unique
Le linguiste australien Christopher Moseley explique l’importance cruciale de la préservation des langues et présente les principales innovations de la troisième édition de « l’Atlas UNESCO des langues en danger du monde », qui vient de paraître.

Les singes, le scorpion et le serpent
La pierre est une parole minéralisée, l’eau est une parole riante, la graine semée est une parole en promesse : la langue toro tégu, parlée aujourd’hui par 5 000 Dogons au nord du Mali, conçoit chaque élément du réel comme sa partie intégrante.

Parlons sérieusement : le ch’ti, c’est quoi ?
Le film français « Bienvenue chez les ch’tis » a fait beaucoup rire les Européens ces derniers temps. Mais la réalité est moins drôle : le ch’ti, variante de la langue picarde parlée au nord de la France, est devenu un facteur social stigmatisant ou, au mieux, du folklore.

Wuthing we gwen tull ?
Sur les îles Norfolk et Pitcairn (Pacifique) on parle la même langue, mais à 6.288 kilomètres de distance, son sort n’est pas le même. Un natif de l’île Norfolk nous raconte la formidable aventure de cette langue née à la fin 18e siècle et scindée en deux au bout de 70 ans.

Une épidémie menace les langues autochtones
Il existe des langues parlées par un petit nombre de personnes et qui possèdent néanmoins une grande vitalité, il en existe d’autres qui ont été préservées par l’isolement de leurs locuteurs. L’Équatorienne Marleen Haboud explique ces phénomènes qui peuvent sembler paradoxaux.


Le Courrier de l’Unesco numéro 2/2009