L’éducation "à la française" à l’étranger et vue de l’étranger : un article de Marie-Pierre Parlange et un débat sur le site lepetitjournal.com, "journal des Français et francophones à l’étranger" (20 mars 2009)

lundi 23 mars 2009
 Christian PUREN

Présentation de l’auteure

Le choix d’un système éducatif pour sa progéniture est parfois délicat, surtout quand on vit à l’étranger. Vous avez été nombreux à nous parler de l’enseignement dans les établissements francophones, ou des raisons de votre choix pour les écoles internationales. Pour certains d’entre vous, l’éducation "à la française" va bien au-delà du choix du français comme langue d’apprentissage.

Extraits... plutôt positifs

Claudia, Chili
Pour moi, le fait d’avoir reçu une éducation scolaire dans un établissement français est une des meilleures choses qu’il ait pu m’arriver, cela m’a donné des outils appréciables pour la vie en général. À mon avis, l’atout principal transmis par cette éducation est la vision critique des choses, dans le sens philosophique (…) On apprend à l’élève à analyser, à découvrir les arguments des uns et des autres pour enfin tirer des conclusions personnelles, fruit de sa propre réflexion, à ne pas accepter pour argent comptant ce qu’il peut lire ou entendre dans les médias ou les livres. _ C’est surtout dans les dernières années de lycée, dans des matières comme l’histoire, les sciences économiques, la philosophie ou le français que l’on fait appel à ces aptitudes et qu’on défie l’intelligence du sujet pour aller toujours plus loin. L’enseignement des matières scientifiques, qui ne se contente pas de résultats corrects, mais qui exigent de démontrer comment on y parvient est un autre aspect important de cette éducation.
J’ai pu comparer avec d’autres systèmes qui souvent font appel à la mémorisation plus qu’à la réflexion ou qui attendent des sujets une réflexion uniforme. Le système français tolère la différence du moment que l’élève a su démontrer, justifier ou argumenter.

David, Londres
En tant que Britannique, enseignant agrégé, j’ai déménagé en France quand mon fils avait quatre ans afin qu’il bénéfice d’une scolarité à la française. Je reste toujours persuadé que l’éducation nationale chez vous apporte de bonnes bases pour l’enseignement supérieure et la vie professionnelle. Il existe des profs qui se voient plus infaillibles que les dieux et pour lesquels un peu d’humilité faciliterait leurs rapports avec les parents. Cependant, globalement le dévouement du personnel envers la réussite de leurs élèves est à célébrer.

Extrait... plutôt négatif

Lucile, Bangkok, Thaïlande
Ici en Thaïlande, nous pouvons comparer le système français avec nombre d’écoles internationales et nous pourrions en prendre de la graine ! En effet, quand on compare ne serait-ce que le discours d’accueil de début d’année, les membres de l’école française ne parlent d’emblée que de sanctions, de menaces... alors que le directeur d’une école anglaise est, je cite "heureux de vous compter parmi nous cette année, en espérant que vous vous plairez et que nous ferons de grandes choses ensemble !!!" Discours de la méthode !
Quand l’école française, très scolaire, très cadrée, ne relève pour beaucoup que les côtés négatifs du travail des enfants, les écoles anglo-saxonnes, elles, valorisent les compétences des enfants, les repèrent puis poussent les enfants dans leur voie de prédilection (maths, musique, gym, arts plastiques,...) pour viser à l’excellence. L’atmosphère générale parents-professeurs est davantage celle d’une collaboration.

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