Le Courrier de l’UNESCO n°5/2009 : « Diversité, synonyme de culture »

vendredi 12 juin 2009
 Laure PESKINE

Un voyage au long cours entre la Chine et l’Iran, avec la calligraphie pour boussole ; une plongée dans le spleen de Paris, guidée par un photographe japonais ; un retour aux sources du kung fu, un art aujourd’hui internationalisé ; un tour du monde au fil de la soie thaïlandaise ; une escapade en Turquie, sur des notes de musique bretonne… Ce mois-ci, le Courrier de l’UNESCO consacre ses pages à la diversité culturelle.

La beauté du cygne
L’art puise sa source dans la perfection du ciel et de la terre ; la culture, dans la perfection de la nature. Cette idée est au cœur de la conférence « Retour à la nature, retour aux origines » que le calligraphe et poète chinois Fan Zeng a prononcée à l’UNESCO en mai dernier, dans le cadre du Festival de la diversité.

La calligraphie, l’art qui fait chanter les mots
La calligraphie persane est marquée par une série d’emprunts, alors que la calligraphie chinoise reste profondément enracinée dans la tradition locale, explique Hassan Makaremi, peintre-calligraphe et psychanalyste iranien. Mais, quelle que soit la tradition dans laquelle elle s’inscrit, la calligraphie incarne notre « être au monde ».

Regards intimes d’un étranger qui n’en est pas un
« Ce que vous voyez sur cette photo n’est pas un carrousel, mais son reflet », explique Shigeru Asano, photographe japonais épris des lumières et ombres de Paris. Cela fait trente ans qu’il sillonne cette ville. À près de dix mille kilomètres à vol d’oiseau de son Osaka natale, il se sent chez lui dans la capitale française. Il y a trouvé l’atmosphère de mélancolie qui lui manquait à Tokyo, trop éblouissante à son goût.

Musique voyageuse
Jeté aux oubliettes pendant plusieurs décennies, le folklore breton connaît aujourd’hui un renouveau remarquable. Quelque 2 500 kilomètres plus à l’est, les chants traditionnels reviennent dans les maisons anatoliennes qu’ils avaient désertées. « Un pont sur le Bosphore » relie aujourd’hui des musiciens de France et de Turquie qui partagent la même passion et les mêmes soucis.

Les moines guerriers du jeune bois
Le célèbre kung fu est né, voici 15 siècles, en Chine. On le doit à un moine bouddhiste venu de l’Inde. De là, il s’est propagé en Corée, au Viet Nam, aux Philippines, en Malaisie, au Japon… pour devenir, à partir des années 1950, un phénomène de mode qui fait rêver la jeunesse aux quatre coins du monde. Une « mondialisation » qui ne respecte pas toujours les valeurs intrinsèques de cet art martial. Continuer

Tour du monde au fil de la soie
À bout de souffle dans la première moitié du 20e siècle, la tradition de la soie en Thaïlande reprendra son essor dans les années 1950, grâce à un Américain, Jim Thomson. Une jeune Thaïlandaise, qui n’est autre que la reine Sirikit, deviendra son alliée. Cet art séculaire, qui concilie aujourd’hui artisanat et industrialisation, se perpétue de génération en génération contribuant au développement du pays.


Le Courrier de l’Unesco numéro 5/2009