Le ministère s’explique sur les manuels scolaires périmés, une information du site Actualitté.com

samedi 24 octobre 2009
 Laure PESKINE

Le ministère de l’Éducation nationale a réagi à la charge du Syndicat National de l’Édition concernant les manuels scolaires en primaire et au collège. [1]

En ce qui concerne les langues vivantes au collège, le directeur général de l’enseignement scolaire au ministère, Jean-Louis Nembrini, a déclaré : « Les nouveaux programmes mettent l’accent sur l’apprentissage de l’oral : des manuels à jour sont donc essentiels, mais ils doivent être complétés par d’autres outils que les éditeurs proposent dans leurs catalogues ou que les professeurs conçoivent eux-mêmes ».

Lire l’article sur le site Actualitte.com

NDLR de APLV-Langues Modernes :

Les professeurs de langues vivantes prennent bonne note que le Ministère, par la voix de son directeur général de l’enseignement scolaire, reconnait que le seul manuel est un outil insuffisant pour les professeurs de langues vivantes.
Cependant nous souhaitons attirer l’attention du Ministère sur :

- le coût généré par l’achat des "autres outils que les éditeurs proposent dans leurs catalogues" (je suppose que M. Nembrini veut parler des manuels interactifs, films, enregistrements, etc.) sans que ce coût ait été pris véritablement en compte dans les crédits alloués aux établissements pour ces achats.

- le temps passé par les "professeurs [qui] conçoivent eux-mêmes [ces outils]". S’il est vrai que les professeurs préfèrent concevoir eux-mêmes leurs outils, il est aussi vrai que :

  • cela prend du temps,
  • cela demande une formation,
  • cela demande un équipement coûteux,
  • cela demande un accès à des ressources non protégées par les droits d’auteurs, c’est à dire que nous attendons que le ministère appréhende l’exception pédagogique de façon différente.
     [2]

À noter que le numéro 1-2010 des Langues Modernes portera sur la conception d’un manuel de langues.