Les Espagnols, mauvais élèves en langues étrangères

lundi 26 octobre 2009
 Antoine GALINDO

Les Echos.fr reprennent, le 20/10/09 un article publié dans le quotidien espagnol El País

L’Espagne se classe au troisième rang des mauvais élèves de l’Union européenne, après la Hongrie et le Portugal, pour l’apprentissage des langues étrangères. 46,6 % des Espagnols déclarent ne savoir parler aucune langue étrangère. 41,1 % des Français sont dans ce cas. Et pourtant, affirme « El Pais » dans un article intitulé « Les écoles de langues sur le pied de guerre », l’intérêt pour apprendre d’autres langues ne fait qu’augmenter. Ainsi 390.000 élèves se sont inscrits aux cours dans les 300 écoles publiques de langues [1],soit 23 % de plus qu’il y a dix ans. D’après le journal, l’enseignement dispensé est de qualité et très accessible, 100 euros pour un cours entier. Mais les certificats obtenus dans ces centres ne permettent plus aujourd’hui d’obtenir une équivalence avec le niveau maximum reconnu officiellement, depuis les réformes de l’enseignement. Ainsi, s’il y a deux ans un élève avec cinq ou six années de cours obtenait le meilleur niveau aujourd’hui il n’est plus considéré que comme moyen. « L’enseignement s’est dévalué », affirme au quotidien la présidente de l’Association des élèves de Madrid, Marta Torres. Ce qui oblige les étudiants à y consacrer plus de temps. Mais ce n’est pas le seul problème. D’après le journal, l’absence d’une réglementation nationale a aggravé les différences en matière d’équivalence entre les régions espagnoles. Il faut plus de temps à Madrid ou à Valence pour parvenir au niveau « avancé » qu’en Catalogne ou en Andalousie, et le gouvernement et les autorités locales ne font que « se repasser le ballon ».


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