Plateforme de ressources et de références pour l’éducation plurilingue et interculturelle

lundi 14 décembre 2009
 Laure PESKINE

La Division des politiques linguistiques du Conseil de l’Europe, après avoir élaboré des documents de référence comme le Cadre européen commun de référence pour les langues enseignées comme « étrangères », propose, avec cette Plateforme, un nouvel instrument permettant aux Etats membres d’élaborer leurs programmes relatifs aux langues de scolarisation et à tous les enseignements de langues, en prenant appui sur l’expérience et sur l’expertise des autres Etats membres.

L’accès à l’éducation et la réussite scolaire dépendent largement des compétences en langues.

La Plateforme propose un dispositif ouvert et dynamique de définitions, de points de repère, de descriptions et de descripteurs, d’études ou de bonnes pratiques que les Etats membres sont invités à consulter et à utiliser comme éléments pouvant soutenir leur politique de promotion d’un accès équitable à l’éducation, chacun en fonction de ses besoins, de ses ressources et de ses cultures éducatives.
Un schéma illustre les différences de statut des langues dans l’Ecole et leurs relations : les langues enseignées sont premières ou secondes/étrangères pour les apprenants ; elles sont étudiées en tant que matière spécifique ou servent à l’apprentissage d’autres matières. Chaque entrée de la plate forme donne accès à des définitions, des points de repère, des descriptions et des descripteurs, des études…

Un défi majeur pour les systèmes éducatifs est de donner aux apprenants, durant leur formation scolaire, les compétences en langues et interculturelles qui leur permettent d’agir de manière efficace et citoyenne, d’acquérir des connaissances et de développer des attitudes ouvertes à l’altérité : une telle vision de l’enseignement des langues et des cultures sera dénommée éducation plurilingue et interculturelle.

Les principes fondateurs de l’éducation plurilingue et interculturelle sont donc :

  • la reconnaissance de la diversité linguistique et culturelle, telle qu’elle est assurée par les Conventions du Conseil de l’Europe ;
  • droit de chacun d’utiliser ses variétés linguistiques comme moyen de communication, comme vecteur d’apprentissage, comme forme d’expression de ses appartenances ;
  • le droit de chaque apprenant à faire l’expérience et à acquérir la maîtrise des langues (langue de scolarisation, langue première, langue étrangère...) et des dimensions culturelles qui s’y rattachent, en fonction de ses attentes et de ses besoins personnels, cognitifs, sociaux, esthétiques, affectifs..., de manière à acquérir la capacité de s’approprier d’autres langues par lui-même après l’Ecole ;
  • la place centrale du dialogue humain, qui s’effectue essentiellement par les langues. L’expérience de l’altérité à travers les langues et les cultures qu’elles véhiculent constitue la condition (nécessaire, mais non suffisante) de la compréhension interculturelle et de l’acceptation réciproque.