Au Xinjiang, l’éducation bilingue contribue à rapprocher les peuples

lundi 28 décembre 2009
 Laure PESKINE

D’ici 2012, le gouvernement central aura investi 4,02 milliards de yuans (soit 591 millions de dollars US) dans les jardins d’enfants bilingues de la Région autonome Ouighour du Xinjiang dans le but d’encourager les enfants d’ âge préscolaire des minorités ethniques à apprendre le mandarin en plus de leur propre langue.

« Les parents n’auront à payer aucun frais de scolarité, le coút de l’éducation de leurs enfants, et même les repas au jardin d’enfants étant entièrement pris en charge par le gouvernement central », ajoute-t-il. « C’est pourquoi tous les parents souhaitent envoyer leurs enfants dans ces jardins d’enfants ».

En plus d’apprendre le mandarin, les enfants seront préparés à leur entrée en cours élementaire, dit M. Dai.

« Je ne sais pas parler mandarin, et c’est quelque chose que je regrette encore », dit Enimar, dont la fille âgée de 9 ans, Qimaiduo, étudie à l’école élémentaire bilingue de son village situé dans la région d’Aksu, dans le Sud du Xinjiang.

Enimar pense que la connaissance du mandarin ne veut pas dire que les élèves utiliseront moins leur langue maternelle, ou qu’ils perdront leur héritage culturel.

« Au contraire, la maîtrise du mandarin peut nous aider à promouvoir notre culture », dit-il.

Les autorités espèrent que l’éducation bilingue contribuera à améliorer la communication entre les peuples du Xinjiang, où 60% de la population est membre d’une minorité ethnique, dont les Ouighours, les Kazaks et les Mongols.

L’éducation bilingue dans la Région, qui a débuté en 1992, vise à améliorer le niveau de mandarin des étudiants diplômés provenant de minorités ethniques, afin qu’ils soient plus compétitifs sur le marché de l’emploi.

Les jardins d’enfants bilingues, qui ont été créés en 2004, ont pour but d’accentuer cette tendance, a déclaré hier le président du gouvernement régional du Xinjiang Nur Bekri.

A ce jour, ce sont plus de 600 000 élèves venant de groupes ethniques minoritaires qui participent au Xinjiang à cette initiative éducative bilingue, soit un quart des élèves mineurs.

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