Des lycéens obligés de changer de langue - article paru dans la Voix du Nord du 21/01/2010

jeudi 21 janvier 2010
 Sylvestre VANUXEM

"C’est une histoire abracadabrante. Au lycée Léo-Lagrange de Bully-les-Mines (Pas de Calais), une soixantaine de secondes en bac pro n’ont pas eu cours d’espagnol de septembre. ...

.. à la fin décembre. Déjà pas simple. Mais, début janvier, les services de l’académie ont apporté une « solution » en laissant le choix aux élèves entre... l’allemand et l’italien...(la suite sur le site de la Voix du Nord)"

Cet article est paru dans une double page en rubrique région sous le titre "Profs absents non remplacés : la colère des parents". Si on évite l’amalgame en précisant que les causes directes sont différentes : il ne s’agit pas ici d’une absence pour cause de maladie du professeur titulaire, les causes indirectes sont pourtant les mêmes : pénurie d’enseignants. On pourrait ajouter dans ce cas : absence de politique linguistique.

Il serait presque amusant d’envisager que quelqu’un à l’Académie de Lille a une conception assez radicale de la diversification de l’enseignement des langues ! Malheureusement on ne peut s’empêcher de rejoindre le responsable de la FCPE locale dans son analyse pessimiste de la situation : pour l’administration, les langues, ce n’est pas important, surtout au Lycée professionnel, et l’arrivée des LV2 obligatoires au Bac Pro est perçue comme une source d’ennuis plutôt que comme un avantage pour les élèves.

Ceci est de mauvais augure en ces temps de réforme du Lycée Général qui prévoit des pouvoirs accrus pour les chefs d’établissement. Dans le cadre d’une gestion "efficace" une telle imposition du choix des langues risque malheureusement de devenir la norme.


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