L’apprentissage du métier d’enseignant - Dossier d’actualité n° 50 de la Veille scientifique et technologique de l’INRP – janvier 2010

mardi 26 janvier 2010
 Laure PESKINE

Comment assurer un bon apprentissage du métier enseignant ?

Par une formation sur le tas appuyée par quelques collègues expérimentés, car ce n’est que sur le terrain que se rencontrent les réalités du métier ?

Par une solide formation disciplinaire, car on ne peut bien enseigner que ce qu’on maîtrise bien ?

Les résultats de la recherche montrent pourtant que l’apprentissage du métier enseignant est loin de se résumer à cette alternative, que le passage des savoirs académiques et didactiques à la pratique professionnelle et pédagogique est loin d’être naturel.

On a partout souhaité rapprocher la formation des maîtres de l’université, pour assurer une base plus scientifique à cette formation et disposer ainsi de savoirs pour la pratique appuyés sur la recherche.

On a aussi constaté la nécessité d’avoir une contribution des enseignants de terrain qui apportent leurs savoirs de la pratique.

Les tentatives de standardisation ont montré leurs limites, que ce soit par la définition de modèles de contenus de formation ou celle d’habiletés techniques censés répondre à toutes les situations d’enseignement.

Dès lors, les recherches convergent sur l’importance de la présence vivante, à côté des enseignants-chercheurs, de formateurs à la fois praticiens et chercheurs, ainsi que de tuteurs qui servent de modèle aux futurs enseignants tout en entretenant un rapport distancé à l’expérience.

Cela implique que la formation se déroule autant que possible en alternance intégrative entre le terrain (stages en responsabilité) et l’établissement de formation (apprentissage des savoirs) afin que le futur enseignant développe une pratique réflexive qui ne soit pas la succession d’une partie théorique désincarnée et d’une pratique de terrain sans recul.

L’enjeu est celui de la construction d’une professionnalisé enseignante qui se compose à la fois de savoirs disciplinaires, de savoirs professionnels, de compétences et même d’une dimension éthique, culturelle, institutionnelle et organisationnelle dont on ressent aujourd’hui le besoin plus qu’auparavant.

Rédactrice : Annie Feyfant


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