Le Français en perte de vitesse à Zürich, un article sur "Le Matin.ch"

mercredi 7 avril 2010
 Laure PESKINE

Enseignement : Zurich bannit le français

La langue de Molière est en perte de vitesse sur les bords de la Limmat. Elle n’a plus la cote ni chez les élèves ni chez les maîtres d’école.

A Zurich, le français fiche le camp à grande vitesse. Déjà que l’enseignement de la première langue étrangère a passé à l’anglais, il y a six ans, maintenant c’est tout l’apprentissage de la langue de Molière qui est en cause. Principale raison, révélée par le Tages-Anzeiger : le manque d’enseignants qualifiés, pour ne pas dire le manque d’enseignants de français, tout court.

Quelques 110 places sont encore à pourvoir cette année dans les écoles secondaires zurichoises. « La situation n’est pas encore alarmante, mais elle est difficile », reconnaît Barbara Grisch, vice-présidente de direction d’un arrondissement scolaire zurichois. Et pour ne rien arranger, pas d’embellie prévue ces prochaines années. « Les crises économiques précédentes ont vu bien des ex-enseignants revenir à la fonction publique, mais cette fois ce n’est pas le cas », constate Anton Manser, le directeur d’une école à Schwamendingen (ZH). La branche qui trinque le plus, c’est la langue des Welches. Pour pallier la difficulté, le français est enseigné par des maîtres peu motivés et peu qualifiés. La vraie raison ? « De moins en moins d’enseignants sont attirés par l’apprentissage du français après la maturité [1] : le fait que cette langue ne soit plus nécessaire pour enseigner dans les premières classes primaires en est l’une des causes », constate Martin Wendelspiess, directeur du Bureau des écoles publiques zurichoises.

Lire la suite sur Le matin.ch


[1examen de fin d’études secondaires