GCSE results : French ’no longer a popular subject’ (Résultats des examens du secondaire en GB : le français n’est plus une matière qui fait recette) , un article de Graeme Paton paru sur le site du Telegraph

vendredi 27 août 2010
 Sylvestre VANUXEM

Pendant que les français s’auto-flagellent sur leur supposées piètres performances en anglais et envient leur voisins européens, les langues étrangères, et particulièrement le français, sont devenues le parent pauvre de l’éducation en Grande-Bretagne. Ainsi le quotidien The Telegraph nous informe sur son site que cette année le français, la langue traditionnellement la plus enseignée en Grande- Bretagne, est sorti du top 10 des matières les plus passées aux examens de l’enseignement secondaire. Le nombre de candidats choisissant cette matière a baissé de 6% depuis 2009 et de 48% depuis 1999. L’allemand est en baisse aussi, seul l’espagnol enregistre une légère progression mais reste une matière "marginale" selon le quotidien.

Les raisons évoquées de ce désamour sont d’abord le statut optionnel des langues vivantes dans l’enseignement secondaire en Grande Bretagne décrété en 2004. Ensuite, cette matière est perçue comme difficile par les élèves qui lui préfèrent des matières susceptibles de rapporter plus de points plus facilement à l’examen. C’est ainsi que la religion gagne des points et entre à la neuvième place du Top 10. Loin de ces calculs grossiers ; l’Église Anglicane se frotte les mains et estime par la voix de Nick McKemey, son délégué à l’éducation, que les jeunes ont besoin de réponses à leur interrogations existentielles et qu’ils les trouvent plus dans le cours de religion que dans les cours de langues.

Tiens donc, si l’on continue à répéter aux élèves français qu’ils doivent apprendre les langues (une langue ?) uniquement pour des raisons utilitaires, oubliant au passage que leur apprentissage sert aussi à la construction de l’individu, peut-être finiront-ils par choisir des enseignements d’exploration plus stimulants spirituellement parlant !


Lire l’article sur le site du Telegraph