Le Centre européen pour les langues vivantes a fêté ses 15 ans d’existence

vendredi 3 septembre 2010
 Laure PESKINE

Parler et comprendre la langue de l’autre est une condition préalable pour arriver à vivre ensemble dans une Europe sans clivage. Pour relever ce défi, le Conseil de l’Europe a créé, en 1995 à Graz (Autriche), le Centre européen pour les langues vivantes (CELV), une institution unique en son genre dont la mission est d’encourager l’excellence et l’innovation dans l’enseignement des langues et d’aider les Européens à apprendre les langues de manière plus efficace.

Les objectifs du CELV consistent à aider ses Etats membres à mettre en œuvre des politiques efficaces d’enseignement des langues en valorisant la pratique dans le domaine de l’apprentissage et de l’enseignement des langues, en faisant la promotion du dialogue et de l’échange entre les personnes actives dans ce domaine, en formant les agents multiplicateurs et en apportant son soutien aux réseaux et aux projets de recherche liés au programme du Centre.

Basant son travail sur les valeurs fondatrices du Conseil de l’Europe et son rôle de pionnier dans le domaine de l’éducation aux langues, le CELV est dans une position idéale pour servir de catalyseur aux réformes dans l’enseignement et l’apprentissage des langues.


15 ans de coopération fructueuse

A l’occasion de la célébration du 15e anniversaire du Centre européen pour les langues vivantes le 1er juillet 2010 à Graz, les autorités autrichiennes ont unanimement salué les bons résultats du Centre. Le Centre est « une réussite éclatante » a déclaré Claudia Schmied, ministre fédérale de l’Éducation, des Arts et de la Culture de l’Autriche, ajoutant que, dans nos sociétés mondialisées, le « plurilinguisme est plus important que jamais ». Dans le message qu’elle a envoyé aux participants à la réunion, elle a déclaré que « la promotion de la diversité linguistique et culturelle est aussi un atout pour soutenir nos démocraties », notamment en vue de l’intégration des migrants. Dans le domaine de l’éducation et des sciences, Beatrix Karl, ministre fédérale autrichienne de la Science et de la Recherche, a déclaré que la « mobilité transfrontalière » est un phénomène qui prend de l’ampleur et doit être soutenu. Pour elle, la maîtrise de plusieurs langues est le garant d’un échange fructueux au plan international.
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Information envoyée par Bernadette Plumelle

15 ans au service de la promotion de l’excellence dans l’éducation aux langues