« On manque de profs de chinois ? Le ministère réduit les postes aux concours », un article de Luc Cédelle du 14 juin 2011

mercredi 15 juin 2011
 Michel MOREL

C’est une nouvelle illustration des conséquences parfois étonnantes de la politique de suppressions de postes d’enseignants : alors que l’apprentissage du chinois « explose » dans l’enseignement secondaire ces dernières années, le ministère de l’éducation nationale vient de faire connaître son intention de fermer, pour la session 2012, trois concours de professeurs de chinois sur les quatre existants.

Cette fermeture programmée - mais qui n’exclut pas une réouverture pour la session 2013 – concerne le Capes (certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré) externe, l’agrégation externe et l’agrégation interne de chinois. Ne reste pour 2012 que le Capes interne (c’est-à-dire ouvert à ceux qui sont déjà enseignants dans l’éducation nationale). Selon l’Association française des professeurs de chinois (AFPC) qui a décidé d’alerter les médias à ce sujet, le ministère de l’éducation « n’a donné aucune explication à ce jour ».


Lire la suite de l’article et les commentaires sur le site LeMonde.fr

Luc Cédelle omet de signaler que toutes les langues à l’exception de l’anglais sont touchées [1], les suppressions concernant tantôt le concours interne, tantôt le concours externe de l’agrégation, du Capes et du CAPLP (voir le tableau officiel).
Nous avions commenté l’information il y a un mois sur notre site (article du 13 mai dernier).

Nous ne pouvons que partager l’opinion de l’un des commentateurs :
« Les langues rares [2] sont bien mal loties en France, et […] avec toutes les réformes et suppressions de postes à venir, ce n’est pas près de s’arranger… »


[1Il n’y a plus de recrutement par concours en portugais.

[2C’est ainsi que sont administrativement dénommées les langues rarement enseignées dans l’Éducation nationale.