B.O. n°1 du 5 janvier 2012 : Modifications aux programmes d’enseignement de l’école primaire

mercredi 11 janvier 2012

Les tableaux suivants donnent des repères aux équipes pédagogiques pour organiser la progressivité des apprentissages.
Pour chaque niveau, les connaissances et compétences acquises dans la classe antérieure sont à consolider.
Cette progression respecte au plus près le programme de langues de l’école primaire et le descripteur de compétences du niveau A1 du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL), qui est la référence fondamentale pour l’enseignement, les apprentissages et l’évaluation des acquis en langues vivantes requis au palier 2 du socle commun. Il est en effet primordial de pouvoir passer d’un document à l’autre afin de favoriser la meilleure cohérence possible dans l’enseignement de la langue étrangère ou régionale.

Au cycle 2, l’entrée dans la langue et dans la culture doit être majoritairement orale, à travers des tâches simples, en compréhension, reproduction et progressivement en production. Cela implique une exposition régulière à la langue. Un premier contact avec l’écrit n’est cependant pas à exclure si la situation langagière le justifie. Il pourrait par exemple être pertinent, selon l’activité en cours, de légender un dessin, de recopier une formule pour remercier ou adresser des vœux, etc. Il convient de se référer aux contenus mentionnés par les programmes (BO HS n° 8 du 30 août 2007) [1] qui diffèrent selon les langues enseignées.

En anglais, comme dans d’autres langues, l’écrit est pratiquement absent des tableaux proposés pour le cycle 2, l’une des difficultés essentielles pour l’apprentissage de cette langue par un francophone étant le passage de la phonie à la graphie et de la graphie à la phonie. Avant d’envisager un passage à l’écrit, l’élève doit s’être approprié les formes orales, à la fois en situation de compréhension et de production. C’est peu à peu, au cycle 3, que l’élève est progressivement exposé à la langue écrite.
En revanche, en chinois, il convient de distinguer les activités communicatives écrites de l’apprentissage sinographique proprement dit. Ce dernier gagne à être mis en place dès le début de l’école élémentaire, permettant d’offrir aux élèves un accès évolutif et raisonné à un certain nombre de sinogrammes (certains suivant le déroulement de la logique de structuration graphique permettant un apprentissage aisé et raisonné, d’autres sous forme d’exposition passive dans l’environnement quotidien de la classe).
Les connaissances culturelles, repères sur les modes de vie et sur la civilisation, viennent favoriser la compréhension d’autres manières d’être et
d’agir en relation étroite avec les programmes d’histoire, de géographie, l’histoire des arts et les pratiques artistiques.
Au cycle 2, l’évaluation formative, effectuée par l’enseignant et à laquelle l’élève est associé, prend la forme d’une observation explicitée des attitudes, des
réussites et des difficultés de chaque élève. Formulée de façon résolument positive, elle porte exclusivement sur les capacités orales.

Au cycle 3, l’enseignement vise l’acquisition de compétences plus assurées permettant l’usage d’une langue étrangère en situations de communication adaptées à un jeune élève. Il a également pour objectif l’acquisition de connaissances linguistiques et culturelles.

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Progression du cycle 2
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Progression du cycle 3

B.O. n°1 du 5 Janvier 2012

[1Pour les langues régionales, se référer à l’arrêté du 25 juillet 2007 relatif aux programmes de langues régionales pour l’école primaire (BO HS
n° 9 du 27 septembre 2007
).