Le faible niveau en langues des Britanniques préjudiciable à leur économie

vendredi 10 février 2012
 Laure PESKINE

Dans une brève du 30 janvier 2012 Courrier International signale un article du quotidien britannique The Times sur le faible niveau en langues des Britanniques.

Le faible niveau en langues étrangères des actifs coûte une fortune à l’économie du Royaume-Uni, selon une étude menée par un organisme indépendant de recherche spécialisée sur l’éducation [Education and Employers Taskforce]. Un quart des offres d’emploi ne sont pas pourvues faute de compétences linguistiques des candidats, rapporte The Times. Les deux-tiers des jeunes quittent le cursus scolaire (à niveau équivalent au bac) sans aucune qualification en la matière. L’apprentissage du français a particulièrement souffert ces dix dernières années : le nombre d’élèves de lycée qui présentent cette langue aux examens finaux a diminué de moitié depuis 2001. Selon l’étude, si ce « déficit en langues » était redressé même partiellement, l’économie britannique pourrait accroître ses exportations de 8%. Le PIB du pays pourrait y gagner jusqu’à 17 milliards de livres, soit 20,3 milliards d’euros.

Lire le rapport The economic case for language learning and the role of employer engagement (novembre 2011)

Les employeurs britanniques sont fortement incités à encourager leurs employés à apprendre des langues étrangères et à travailler avec les établissements d’enseignement pour promouvoir l’apprentissage des langues étrangères.
Consulter le guide rédigé pour les employeurs.

Rappelons qu’au Royaume-Uni, depuis 2004, l’apprentissage d’une langue vivante n’est plus obligatoire après 14 ans.