Comment enseigner la grammaire ? Par l’« instinct » ou par la « réflexion ? », par Anatole Graindemil

mercredi 5 septembre 2012
 Laure PESKINE

Un article en trois parties paru dans Les Langues Modernes respectivement dans les numéros 2, 3 et 4 de 1914 (février, mars et avril : Les Langues Modernes avaient une parution mensuelle à cette époque).

La première partie de l’article, Théorie, ouvre le débat en opposant instinct et réflexion dans l’enseignement de la grammaire.
Dans la deuxième partie Pratique, Anatole Graindemil expose comment il met ses théories en pratique avec des exemples concrets.
Dans la troisième partie Application, il explique et justifie pas à pas sa démarche pédagogique avec l’étude grammaticale du texte Der Hund und der Kaufmann.

Et nous conseillons au lecteur de ne pas négliger le P.S. de l’article où Anatole Graindemil reproduit quelques citations historiques sur la grammaire....

Cet article s’inscrit dans le débat qui a suivi au début du XXe siècle l’introduction de la « méthode directe » dans l’enseignement des langues vivantes.
Anatole Graindemil puise ses exemples dans l’allemand, qui resta jusqu’en 1914, la langue vivante la plus enseignée en France dans le secondaire ; ceci ne gêne en rien la compréhension du propos d’Anatole Graindemil. L’intérêt de cet article ne réside pas dans les exemples, mais dans la démarche d’une réflexion pédagogique sur la grammaire, la typologie des exercices, l’apprentissage du métier d’enseignant, et à ce titre il intéresse tous les enseignants de langues vivantes.
Des réflexions sur « le métier qui s’apprend » ou sur « les questions sociales modernes [qui] aboutissent au problème de l’éducation » sont autant d’actualité en 2012 qu’elles l’étaient en 1914.

Signalons à nos lecteurs non germanistes, pour expliquer dans le premier article, p. 123, la confusion de l’auteur sur la façon dont son élève avait écrit der Reh que l’allemand manuscrit s’est écrit jusqu’en 1941 en Frakturschrift (issue de l’écriture gothique) et que souvent les élèves mélangeaient les deux écritures. Le e de l’élève d’Alain Graindemil devait être en Frakturschrift et donc ressembler à ceci JPEG - 990 octets .

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Comment enseigner la grammaire ? Par l’« instinct » ou par la « réflexion ? »
Paru en 1914 dans Les Langues Modernes.

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