Traductologie de plein champ, cinquième édition, première partie
Paris, le samedi 2 mars 2013
Université Paris Diderot, amphi Buffon, 9h00-18h00
A Paris, le 2 mars, on s’attachera plus particulièrement à définir ce qu’il faut entendre par grand public, aux démarches intellectuelles qui font que tout texte, aussi spécialisé soit-il, fait intervenir, à un certain moment, une phase de vulgarisation (ou dés-ésotérisation). Le grand public, c’est aussi l’audiovisuel, avec ses contraintes de rapidité, pour la traduction en direct d’événements sportifs, et ses enjeux culturels, par exemple, dans le cas des films français sur la Guerre d’Algérie. C’est également la littérature : celle dite de genre ou de gare, celle dite classique, que l’on peut souhaiter rendre accessible à un lectorat étendu, et même la littérature antique, avec en prime un éloignement dans le temps. Quels mécanismes, quelles manipulations, quelles reconfigurations sont à l’œuvre dans ces trois cas de figure ? C’est enfin et plus généralement une question de contact, conflictuel ou pas, entre cultures : c’est notamment par la traduction que des systèmes de pensée se rencontrent, mais que fait la traduction de cette rencontre ? Lors de notre première journée, à Paris, ces différents questionnements seront suivis d’une table ronde sur les besoins, acteurs, pratiques et enjeux de la traduction pour le grand public et réunissant des représentants d’associations de traducteurs (SFT, ATLF, ATAA), des diffuseurs d’informations en traduction et des éditeurs autour de cette problématique que l’on a trop longtemps méprisée ou confiné au seul domaine littéraire.
Nous avons choisi, pour cette cinquième édition de la Traductologie de plein champ, non seulement d’associer enseignants, chercheurs, étudiants et professionnels de la traduction au sens large, comme cela a été le cas des éditions précédentes, mais aussi, vu l’ampleur du sujet, de procéder en trois journées distinctes et coordonnées. Après l’Université Paris Diderot, la deuxième journée aura lieu à la FTI (Faculté de traduction et d’interprétation – Université de Genève), le 14 septembre 2013, et la troisième à l’ISTI (Institut supérieur de traducteurs et interprètes – Haute école de Bruxelles) le 7 décembre 2013. Nous entendons ainsi procéder de manière cumulative, en ouvrant la deuxième et la troisième journée sur les acquis de la ou des précédentes, le tout étant évidemment appelé à être rassemblé dans une publication unique.
La participation à nos travaux est gratuite, mais l’inscription est obligatoire : merci pour cela d’écrire, pour le samedi 2 mars, à Nicolas Froeliger : nf@eila.univ-paris-diderot.fr Les travaux seront en anglais et en français, mais sans interprétation simultanée.

