« Enseignement des langues : l’allemand sauvé par l’anglais », un article de V. Soulé sur Libération.fr

lundi 4 février 2013
 Michel MOREL

« 23 janvier 2013

ENQUÊTE Le succès des classes de sixième « bilangues » a enrayé le déclin de l’apprentissage de l’allemand en France.

Par VÉRONIQUE SOULÉ
Que serait devenu l’allemand sans l’anglais ? Paradoxalement, la langue de Shakespeare, longtemps perçue comme une rivale, est venue au secours de la langue de Goethe. Pour stopper son déclin, des sections anglais-allemand ont été créées dès la sixième. Le succès est tel que l’espagnol a suivi et demandé l’ouverture de telles classes. Et le but est atteint : l’allemand s’est stabilisé dans le secondaire.

Aujourd’hui 95% des élèves qui le choisissent en première langue le font dans le cadre de ces sections bilangues. Revers de la médaille : si les inscriptions en première langue font un bond, celles en seconde langue ont décliné au point que certains collèges ne le proposent même plus. Mais l’essentiel était de freiner la chute : l’allemand garde sa troisième place à l’école française, avec 15% des élèves du secondaire qui l’étudient, loin derrière l’espagnol (44%) – contre 25% pour la langue de Molière outre-Rhin. […] »

Lire la suite de l’article sur le site Liberation.fr.

Ce « sauvetage » de l’allemand est peut-être dû à la création de ces classes « bilangues » anglais-allemand, mais, comme l’article le suggère, la concurrence de l’espagnol en LV2 pourrait se doubler, à l’avenir, d’une concurrence en LV1.
La création des classes « bilangues » est, indépendemment des effets qu’elle peut avoir momentanément sur l’évolution des effectifs de telle ou telle langue, une excellente chose, que nous approuvons. Mais elle ne peut tenir lieu de politique linguistique.
Cet article de Libération.fr montre surtout qu’il y a encore beaucoup à faire pour maintenir un enseignement des langues diversifié en France, et a fortiori pour l’améliorer.