Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche - édition 2013

jeudi 19 septembre 2013

L’étude des langues vivantes dans le premier degré

À la rentrée 2012, 99,6 % des élèves des classes du secteur public accueillant des élèves de cycle III (CE2, CM1 et CM2) bénéficient d’un enseignement de langues vivantes. Les élèves de CM2 sont légèrement favorisés avec une proportion qui atteint 99,7 %. La plus forte progression concerne la classe de CE1 dont la couverture, pour les écoles publiques, est de 95 % (contre 92 % en 2011 et seulement 9 % en 2006).
Dans le secteur public, l’anglais reste la langue la plus étudiée à l’école alors que dans le secteur privé, la part de l’anglais diminue au profit de l’enseignement de l’allemand .

L’étude des langues vivantes dans le second degré

La quasi-totalité des élèves du second degré apprend une première langue vivante, conformément aux programmes d’enseignement . L’infime minorité qui ne bénéficie pas de cet enseignement relève vraisemblablement d’adaptations des programmes liées à des scolarités particulières. L’anglais est étudié par 5 146 500 élèves, soit 95,3 % de ceux qui étudient une première langue vivante. Il est un peu plus choisi dans les établissements privés (96,2 %) que dans les établissements publics (95,1 %). L’allemand est choisi par 6,7 % des élèves ; les autres premières langues concernent deux élèves sur cent. Le « bilanguisme » dès la sixième se développe régulièrement avec 14,9 % des élèves de cette classe qui apprennent deux langues en 2012. Ils étaient 13,9 % en 2011, 5,4 % en 2004. La part des élèves qui suivent un enseignement de deuxième langue vivante est de 87,5 %. L’espagnol augmente (72,6 % contre 72,1 % en 2011 et 71 % les années précédentes). Il est plus appris dans le secteur privé (74,6 %) que dans le secteur public (72,1 %). L’allemand, comme deuxième langue, reste relativement stable (14,6 % en 2012). Il est davantage enseigné au lycée général et technologique (17,9 %) qu’au collège 12,5 % en quatrième-troisième).
7 % des élèves du lycée général et technologique étudient une troisième langue vivante. Près de quatre sur dix apprennent l’italien, un sur six l’espagnol. Viennent ensuite, par ordre décroissant, le chinois (14,6 %), le russe (6,1 %), le portugais (4,3 %), puis l’allemand (2,5 %), chacune de ces langues concernant tout au plus quelques milliers d’élèves. Le choix de la troisième langue peut également porter sur une langue régionale, comme c’est le cas pour 4,5 % des lycéens qui étudient trois langues.
Au total, 98,5 % des élèves du second degré apprennent l’anglais, 45,4 % l’espagnol, 15,3 % l’allemand, l’italien venant ensuite loin derrière avec 4,2 % des élèves. L’étude d’une première langue est obligatoire pour tous dès l’entrée dans l’enseignement du second degré. Le « bilanguisme » est l’apprentissage à part égale de deux premières langues dès la sixième. Ce démarrage d’une deuxième langue vivante, dès l’entrée au collège, est une anticipation de ce qui relève actuellement de la classe de quatrième et est à mettre en relation avec le développement de l’apprentissage des langues dans le premier degré. La deuxième langue vivante est un enseignement obligatoire en classe de quatrième, optionnel en troisième. En seconde générale et technologique, elle est devenue obligatoire à la rentrée 2010. En première et en terminale générales, elle est obligatoire dans toutes les séries depuis 2011. Dans les autres classes du second cycle général et technologique, elle continue à faire partie des enseignements optionnels (obligatoires ou facultatifs)
et elle deviendra obligatoire à la rentrée 2017.
La troisième langue est un enseignement optionnel offert aux élèves des classes de seconde, et de première et terminale générales.

Les sections linguistiques dans le second degré

Les sections européennes ou internationales scolarisent 351 000 élèves à la rentrée 2012, soit 6,6 % des élèves du second degré de France métropolitaine et des DOM. 
Au collège, elles concernent peu les élèves de sixième et de cinquième (moins de 1 %) et démarrent en classes de quatrième et de troisième (10,2 % des élèves) pour se prolonger au lycée général et technologique (12,5 % en seconde GT). Dans l’enseignement technologique ou professionnel, les sections linguistiques sont marginales. Pour l’ensemble du second degré, les filles sont surreprésentées dans ces classes (59,4 %)
Les sections européennes sont beaucoup plus répandues que les sections internationales (respectivement 95 % et 5 % des sections linguistiques), principalement en raison des critères d’ouverture plus simples à mettre en œuvre pour les premières [2]. Elles se différencient également par les langues qui y sont enseignées, une plus grande diversité s’observant dans les sections internationales. Dans ces dernières, les sections de langues orientales et de langues d’Europe du Nord (danois, suédois, norvégien,...) sont plus fréquentes, de même que les sections d’espagnol, d’italien et de portugais. Dans les établissements privés, qui n’ont quasiment que des sections européennes, l’anglais est surreprésenté (82,3 % contre 64,7 % dans le public).
Dans les académies, le développement des sections européennes reflète la mise en œuvre des politiques locales. La part des élèves du second degré accueillis dans ces structures est inférieure à 3 % en Corse, à Mayotte et en Guyane, supérieure à 7 % à Caen, Clermont-Ferrand, Lille, Lyon, Montpellier, Rennes, La Réunion, Rouen, et Strasbourg. La diversité des langues est également facteur de différenciation. L’anglais prédomine partout sauf en Corse et à Nice où le choix de l’italien est important, à Nancy-Metz et à Strasbourg où près d’un élève sur deux est inscrit en sections d’allemand. Ces dernières sont plus répandues dans les académies de l’Est, celles d’espagnol dans les académies du Sud (Montpellier, et Nice), du Sud-Ouest (Bordeaux et Toulouse) ainsi qu’en Martinique et en Guadeloupe. Les sections de langues orientales sont avant tout développées dans l’académie de Paris où leurs effectifs sont proches de celui des sections d’espagnol. À la rentrée 2012, les sections européennes scolarisent 25 400 élèves de plus qu’en 2011, soit une progression de 8,3 %. Les sections internationales, avec un gain de 1 300 élèves, ont augmenté de 7,7 %.

Les enseignants du second degré par discipline

Les professeurs de langues vivantes représente le groupe disciplinaire le plus nombreux dans le secondaire, juste derrière les professeurs de lettres, avec, dans l’enseignement public, un total de 53 412, dont 5 % de non titulaires. C’est aussi le groupe disciplinaire où les femmes sont les plus nombreuses (83,1%). Dans le privé c’est le groupe disciplinaire le plus nombreux, avec 14 754 enseignants.


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