La langue du partenaire – Étude sur les possibilités de promotion de la langue du partenaire : L’allemand en France et le français en Allemagne

mercredi 25 septembre 2013

Publication bilingue de l’IFA(Institut für Auslandsbeziehungen) librement téléchargeable en ligne.
http://www.ifa.de/publikationen/kultur-aussenpolitik.html

Extrait de l’introduction :

Cette étude a vu le jour dans le cadre du programme de recherche de l’ifa, « culture et politique extérieure ».
Malgré le travail formidable que fournissent depuis des décennies des institutions telles que, par exemple, l’Office franco-allemand pour la Jeunesse, l’Institut Français, le Goethe-Institut et des initiatives comme DeutschMobil ou les jumelages dans le domaine périscolaire de la promotion de la langue, le nombre des personnes apprenant l’allemand en France et de celles apprenant le français en Allemagne baisse continuellement. Le XXIe siècle semble appartenir à d’autres langues comme l’espagnol ou le chinois. L’auteur Matthias Lahr-Kurten l’évoque dans son étude, il s’agit ici de conversions normales. Néanmoins, il constate qu’au-delà de ces mouvements naturels, il existe bel et bien des raisons pour que les langues française et allemande ne soient pas apprises, raisons qu’il est possible de contrecarrer.
Il y a 50 ans, il fallait grâce à la langue tendre la main à l’ancien ennemi, faire sa connaissance. Aujourd’hui, il faut découvrir le pays voisin sous un nouveau jour, au-delà des clichés de la tour Eiffel et de Mercedes Benz. Comment s’y prendre, c’est ce que Matthias Lahr-Kurten décrit dans son étude et propose à ce sujet des recommandations concrètes. Qui sait en fait que le français est parlé dans plus de 150 pays du monde, et que les Allemands ont plus d’humour qu’on leur en prête ?
Pour réaliser son étude, Matthias Lahr-Kurten a mené plus de 70 interviews d’experts dont le dépouillement, au-delà de l’amélioration de l’image, traite d’autres aspects qui pourraient activer l’apprentissage de la langue du partenaire ou l’ont empêché jusqu’ici. En outre, il aborde des groupes cible dont la palette d’offres d’apprentissage n’a, jusqu’à présent, pas encore tenu compte. Comment, par exemple, des adultes qui ont appris le français à l’école pourraient-ils continuer à le pratiquer afin de « rester dans la langue » ?