Éditorial des « Langues Modernes » n° 4/2013, par Marie-Pascale Hamez et Bernard Delahousse, rédacteurs en chef

vendredi 6 décembre 2013

En cadeau de fin d’année, votre revue Les Langues Modernes vous propose un numéro spécial, de 160 pages, intitulé Apprendre à s’autoformer en langues : approches créatives et outils numériques, coordonné par Monica Masperi, enseignante-chercheure au laboratoire LIDILEM de l’Université Grenoble Alpes et directrice du LANSAD [1] de l’Université Stendhal-Grenoble 3.

Rappelons que le développement de l’autonomie et la redéfinition du rôle de l’enseignant ne sont pas des thèmes nouveaux et sont apparus dès 1993 dans le plan éditorial des Langues Modernes puisque le n° 1-1993 était dédié à l’autonomie comme moyen d’apprentissage [2]. Vingt ans après, le numéro 3-2012, titré L’ « autonomie » en langues – processus et dispositifs d’apprentissage, dirigé par Monica Masperi, s’est inscrit dans cette préoccupation thématique par la publication de travaux incluant des analyses, confrontant des conceptions, des usages, des pratiques et des réflexions menées dans ce domaine [3].

Dotée d’une fonction de transmission des innovations, votre revue Les Langues Modernes consacre aujourd’hui ce numéro 4-2013 aux contributions proposées lors de deux journées d’étude co-organisées par le LANSAD de l’Université Grenoble 3 et l’APLV le 26 octobre 2012 et le 22 mars 2013, dans le cadre du projet IDEFI-ANR Innovalangues [4]. Ces deux manifestations ont suscité de fructueux échanges et permis la diffusion de travaux réalisés au LANSAD de l’U. Grenoble 3 mais aussi dans d’autres services universitaires implantés en France et hors de France. Soumis au Comité de lecture des Langues Modernes, dont la politique éditoriale vise à favoriser la circulation des savoirs et le questionnement des pratiques dans la communauté scientifique et professionnelle des enseignants de langues, les textes des douze communications rassemblés dans ce dossier, offrent au lecteur un panorama d’expériences innovantes. Pour ce faire, les contributeurs ont proposé des scénarios pédagogiques détaillés, étayés de considérations théoriques, réfléchi aux difficultés des apprenants, présenté des outils récents et enfin interrogé le rôle de l’enseignant de langue.

Nous sommes particulièrement reconnaissants à Monica Masperi, coordinatrice de ce numéro, que nous remercions très chaleureusement de son engagement et de son investissement sans faille pour le suivi scientifique de ce dossier tout au long du processus éditorial.

En complément du dossier, nous vous proposons un article hors-thème qui ne l’est pas tout à fait - puisqu’il traite aussi d’autoformation - mais que les auteures ont orienté essentiellement sur le développement de la conscience phonologique en anglais L2 au CE1 grâce à l’utilisation du tableau blanc interactif (TBI). Françoise Raby et Émilie Magnat y analysent des données construites lors d’observations de classe et d’entretiens menés avec une professeure des écoles. Dans leur contribution, elles mettent en exergue le processus d’autoformation développé par l’enseignante dans le cadre de l’enseignement qu’elle dispense. Cela les amène à proposer des pistes pour accompagner et favoriser l’autoformation des professeurs des écoles non-spécialistes de langues.

Puisse la publication de ce numéro spécial nous aider à prolonger les débats et à faire avancer la réflexion et les pratiques dans ce domaine…

Bonne lecture et meilleurs vœux de fin d’année.


[1Service de LANgues pour Spécialistes d’Autres Disciplines : http://lansad.u-grenoble3.fr/

[4Lancé officiellement le 14 juin 2012, ce projet se donne pour ambition d’initier, de soutenir et de déployer des actions visant la transformation consolidée des pratiques d’enseignement-apprentissage des langues sur le site grenoblois et, par des actions diffusantes, sur le territoire national.