Numéro 1/2006 - Le Plurilinguisme

lundi 3 juillet 2006

Ci-dessous ne se trouvent que les résumés des articles.
Tous les articles de ce numéro, qu’ils aient été publiés à l’origine dans la revue papier ou sur le site, sont publiés dans l’espace abonnés du site et donc accessibles à tous ceux ayant un abonnement en cours aux Langues Modernes.


Coordonné par Astrid GUILLAUME

- Éditorial par Astrid GUILLAUME
- Clin d’oeil, par Benoît CLIQUET : Le Plurilinguisme
- Introduction par Xavier NORTH

Il n’y a pas de choix binaire,

par Philippe RAPATEL, Université Blaise Pascal MCF, Clermont II L.R.L. (Laboratoire de Recherche en Langues)

Résumé :
Contre vents et marées, le pluralisme linguistique est bien vivant et vivace. La variété des langues et la trame multicolore qui caractérisent chacune d’entre elles ne font que s’enrichir dans un monde de communication planétaire qui ne se limite et ne se limitera jamais à l’usage « universel » d’une langue dominante. La richesse linguistique est dans le passé, le présent et l’avenir de chaque langue.

Quelles finalités pour l’enseignement des langues vivantes ? Plaidoyer pour une éducation au plurilinguisme,

par Annie SEMAL-LEBLEU), Directrice Adjointe de l’IUFM Nord Pas-de-Calais. Chargée de mission Langues, International, Culture, Entreprises.

Résumé
Quelles sont les finalités essentielles de l’enseignement des langues vivantes dans l’Europe d’aujourd’hui où se multiplient les situations plurilingues ? Comment notre rôle de professeur d’une langue est-il profondément revisité par le Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues ? Au-delà de l’objectif communicationnel, s’impose, au cœur de toute interaction entre acteurs sociaux, le rapport dialogique entre langue et culture. Apprendre à apprendre les langues, c’est renouveler le concept de citoyenneté dans et pour une société apprenante et solidaire.
(suite dans l’espace abonnés)

« Grandes » et « petites » langues à l’INALCO. Notes de terrain d’un didacticien sur le front du plurilinguisme et du pluriculturalisme,

par Geneviève ZARATE, Professeur des universités, Èquipe PLIDAM, Institut national des langues et civilisations orientales

Appréhendé dans une perspective plurilingue, le champ des langues se définit selon plusieurs échelles, internationale, régionale, nationale, locale, au sein desquelles le didacticien d’une langue donnée occupe des fonctions qui varient selon l’échelle de lecture adoptée. Mais quelle que soit l’échelle adoptée, chaque espace ainsi circonscrit se définit non seulement par la nature des langues et par le nombre de celles qui le constitue, mais aussi par les relations que les langues entretiennent entre elles. Trois types de relations sont ici examinées : un espace où les différentes langues se définissent comme des entités juxtaposées ; un ensemble où les langues se caractérisent par la dissymétrie de leurs relations ; un espace où les relations entre langues et les catégorisations utilisées s’inversent selon l’échelle de lecture adoptée. Le propos de cet article est de montrer en quoi, dans ces trois situations, la position et les fonctions du chercheur en didactique se trouvent modifiées. Cette démarche sera ici appliquée à une institution de niveau national et unique à l’échelle européenne, l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO, parfois plus connu sous son intitulé historique, Langues’O pour Ecole des Langues Orientales), désormais

Ce que les enfants savent de la communication : enquête en contexte scolaire bi/plurilingue,

par Emmanuelle LE PICHON-VORSTMAN, Université François Rabelais, Tours, doctorante, J.E. 2449 Dynadyv

Résumé :
Dans une étude antérieure, on a observé que la compétence de communication n’était pas nécessairement plus effective chez des enfants plurilingues. À partir de ce constat, et en considérant de nombreuses variables d’ordre sociolinguistique et psycholinguistique, il est apparu que l’Expérience d’Apprentissage d’une Langue étrangère (EAL), dans un cadre formel, augmentait la conscience des stratégies de communication de manière statistiquement significative. En effet, on obtenait des performances équivalentes au plan du comportement communicatif de la part des enfants plurilingues avec EAL et des enfants monolingues avec EAL. Les réponses de 82 enfants (27 âgés de 7-9 ans et 55 âgés de 4-6 ans) d’Écoles Françaises (Internationales) aux Pays-Bas et aux USA ont été analysées de manière à pouvoir distinguer quelles étaient les stratégies communicatives induites par l’EAL.

Contribution à une éducation interculturelle et plurilingue. L’expérience de l’Université franco-allemande,

par Albert HAMM, Université Franco-Allemande

Résumé : L’Université franco-allemande a été conçue à partir de 1996, soit près de 2 ans avant la réunion fondatrice du ‘processus Sorbonne - Bologne’, instaurée par le Traité de Weimar du 17 septembre 1997, et installée le 19 septembre 1999. Elle a pris en charge dès 2000 des programmes initiés à partir de 1987 par le Collège franco-allemand pour l’enseignement supérieur (CFAES).
Il apparaît, après cinq années de fonctionnement, que ses activités n’ont précédé le processus de convergence des systèmes d’enseignement supérieur en Europe que pour mieux s’y inscrire, qu’elles sont à l’origine de profils originaux et recherchés de diplômés binationaux, et qu’elles suscitent des trajectoires de mobilité bien au-delà des deux pays associés. Il s’agit sans doute de la seule expérience de cette nature et de cette ampleur.

Peut-on former des êtres multilingues dans des filières bilingues ?,

par Frank GÜNTHER, Université Lille 3 - Charles de Gaulle, Villeneuve d’Ascq, Lecteur d’allemand (DAAD)

S’inscrivant dans le cadre de ma thèse, le projet de recherche que je présente ici est délimité à plusieurs égards, à savoir géographiquement, chronologiquement et institutionnellement. Pour ce qui est de la délimitation géographique, je ne m’intéresserai qu’à deux pays, à l’Allemagne et la France. En ce qui concerne le facteur temps, il convient de préciser que ma recherche se veut synchronique, ce qui veut dire que d’éventuels recours au passé, s’il y en a, ne servent qu’à expliquer et à faire mieux comprendre les structures telles qu’elles se présentent à l’heure actuelle. Ceci veut aussi dire que ni une analyse historique ni une approche diachronique ne sont envisagées. Sur le plan institutionnel, mon projet ne porte que sur des établissements scolaires du secondaire dotés d’une structure visant à renforcer l’approfondissement et/ou l’élargissement de l’apprentissage de langues. La concentration de mon travail sur l’apprentissage institutionnalisé laisse donc de coté toute forme de bi-, pluri- ou multilinguisme relevant d’autres domaines, notamment extrascolaires ; de plus, l’intérêt exclusivement porté à des établissements du secondaire ne permet pas non plus la prise en compte du secteur primaire et de l’enseignement précoce des langues.

Bilinguisme entre texte et terrain. Faire son droit à Fribourg (Suisse),

par Elfi et Erich WEIDER, Université de Fribourg/Universität Freiburg, Haute Ecole Valaisanne/Hochschule Wallis

Traiter d’un « Sonderfall » suisse dans une revue française, fût-elle de langues vivantes, c’est s’aventurer sur un terrain situé aux antipodes de la République hexagonale. Limitons, délimitons donc d’emblée le sujet. Sur 26 cantons et demi-cantons, avec entre autres 26 ministres des Finances, de l’Education et de la Justice, 17 sont germanophones, 4 francophones et 1 italophone. Bien que le plus beau canton soit, pour le linguiste, celui des Grisons, trilingue officiellement (allemand/romanche/italien), nous nous concentrerons sur un des trois Etats régionaux « franco/allemands », à savoir Fribourg. Rappelons juste un rapport de force non négligeable : si au niveau fédéral les Suisses allemands sont 72,5% contre 21% de francophones, dans la région qui nous intéresse, les pourcentages sont presque inversés (plus de 2/3 de Romands).

Les Langues et l’identité européenne,

par Seán Ó RIAIN, Diplomate irlandais à la Représentation Permanente de l’Irlande auprès de l’Union Européenne à Bruxelles.

L’anglais-langue de l’Europe ?
Malgré la politique plurilingue de l’Union Européenne, la tendance à un usage croissant de l’anglais continue et s’accélère, ceci depuis le dernier élargissement de l’UE le 1er mai 2004. L’anglais domine aux réunions des Groupes de Travail du Conseil, et on entend souvent des français qui travaillent à la Commission ne s’exprimer qu’en anglais. Il est clair qu’une langue commune a beaucoup d’éléments positifs et peut paraître une nécessité dans une Union Européenne qui a 21 langues officielles de travail.

Proposition d’un label de qualité européen : Baccalauréat européen plurilingue, interculturel et social,

par Henny RÖNNEPER, Conseillère ministérielle, Ministère de l’Éducation et de la Formation, Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Düsseldorf

Résumé : La promotion du plurilinguisme individuel dans les pays de l’Europe est l’un des objectifs principaux de la politique linguistique du Conseil de l’Europe et de la Commission Européenne. En Europe, il ne manque pas de concepts qui sont réalisés dans beaucoup d’établissements scolaires du secteur public et qui impliquent la préparation à des cursus universitaires internationaux, tels que le Baccalauréat bilingue, l’AbiBac, l’OIB, l’IB et d’autres. Cependant, ces examens-là ne sont ni transparents ni généralement documentés ou reconnus. Dans ce projet, il est question de présenter et d’expliquer les objectifs, les défis, des formes d’organisation et des structures de base possibles d’un label de qualité européen pour un Baccalauréat européen plurilingue, interculturel et social.

Les Assises Européennes du Plurilinguisme : perspectives,

par Christian TREMBLAY, Président de Association Européenne des Diplômés Français de l’Enseignement Supérieur.

Les Assises Européennes du Plurilinguisme devaient avoir comme suite annoncées, outre la publication des Actes, notamment : la réalisation d’une Charte Européenne du Plurilinguisme destinée, après consultation publique dans divers pays européens, à être déposée sous forme de pétition au Parlement Européen.

Hors-Thème

Quels logiciels libres pour les professeurs de langues vivantes ?

par Laure PESKINE

Article en accès libre sur le site APLV-Langues Modernes


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