Analyse des besoins des employeurs français au regard des compétences en langues vivantes étrangères - Rapport d’enquête du projet LEMP (Langues et employabilité)

vendredi 17 juillet 2015

Ce rapport d’enquête constitue l’un des principaux résultats du projet LEMP (Langues et employabilité), conduit en 2014-2015 par un consortium (Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, CIEP, Céreq-IREDU, Onisep, CCI France) et cofinancé par la Commission européenne.

À travers le recensement et l’analyse des besoins des employeurs dans le domaine des langues, les partenaires du projet ont cherché à recueillir des éléments précis sur l’enjeu des langues au regard du recrutement et de la carrière. Sur la base des résultats obtenus, un rapport d’enquêtes a été rédigé et une campagne de sensibilisation sur l’importance des langues pour l’accès à l’emploi et les opportunités de carrière sera mise en œuvre.

Une entreprise sur deux recherche une compétence en langue vivante étrangère chez les candidats lors du recrutement. À compétences égales, le critère linguistique fait la différence.

La maîtrise de deux langues étrangères est demandée dans quatre annonces sur cinq exigeant une compétence linguistique. L’entretien en langue étrangère est privilégié par les deux tiers des entreprises pour vérifier le niveau du postulant.

Si l’anglais est la première langue la plus utilisée dans les entreprises (76%),
l’allemand (39%), l’espagnol (35%) et l’italien (21%) figurent dans le quatuor de tête. La nécessité d’une plus grande diversité linguistique apparaît puisque 21 langues étrangères sont citées par les entreprises. Dans les offres d’emploi de Pôle emploi et de l’Apec avec exigence linguistique, 22 langues sont mentionnées par les employeurs.

Les langues vivantes étrangères sont essentielles pour l’employabilité
des salariés.

Dans leurs activités professionnelles, toutes les catégories socioprofessionnelles ont besoin de maîtriser des langues à l’oral comme à l’écrit.

Un tiers des entreprises indiquent leurs difficultés à recruter un postulant ayant les compétences linguistiques requises pour le poste visé.


À la lecture de ce rapport l’APLV ne peut que rappeler la nécessité d’un enseignement-apprentissage des langues vivantes efficace (formation des enseignants et horaires) et une réelle diversification linguistique dès l’école élémentaire qui permettra le développement de toutes les langues et en particulier de l’allemand, deuxième langue la plus plébiscité par les employeurs.

Télécharger le rapport sur le site de l’Agence Erasmus+.