Les Langues Modernes n°1/2016 : « Approches théoriques de la traduction »

mercredi 30 mars 2016

« La note du Président » par Jean-Marc Delagneau [Revue, et site en accès libre]
« Clin d’œil » par Benoît Cliquet [Revue, et site en accès libre]
« Éditorial » par Pascal Lenoir [Revue, et site en accès libre]

Dossier coordonné par Astrid Guillaume

« Introduction » par Astrid Guillaume

[Revue]

« La traductologie comme espace » par Michel Ballard

[Revue]
Résumé
La traduction demeure à l’Université comme un exercice aux pratiques et aux objectifs indéfinis ou mal définis. Le développement de la traductologie n’a pas été intégré de manière institutionnelle dans l’Université. Le réalisme voudrait qu’on en utilise les acquis pour créer un espace d’utilisation et d’étude de la traduction. Cet espace est défini par les sphères d’existence de la traduction ainsi que par une étude fondée sur l’observation des textes traduits et de leurs originaux. Le commentaire de traduction, pratiqué sous des formes diverses, est la voie d’accès au fonctionnement de la traduction ; il possède une fonction herméneutique à vocation double : didactique et heuristique pré-théorisante. Le commentaire comparé mène enfin à la perception et à l’étude de l’implantation socio-historique de la traduction.
Mots-clés : Université, traduction, traductologie, sphères d’existence, commentaires de traduction, unité de traduction, paraphrase et écriture.
Keywords  : University, translation, translatology, spheres of existence, varieties of translation commentaries, unit of translation, paraphrase and texture.

« La partie pour le tout. La synecdoque : de la rhétorique à la traductologie » par Marianne Lederer

[Revue]
Résumé
On montrera d’abord que l’explicite de la langue et du discours n’est qu’une partie pour un tout, complétée toujours dans l’esprit du locuteur comme du récepteur par un implicite qui en est indissociable ; ensuite que, pour une même idée, l’explicite des discours n’est pas le même d’une langue à l’autre ; enfin on abordera la problématique de la reformulation de cet explicite dans une autre langue.
Mots-clés : synecdoque, explicite/implicite, explicitation, compréhension, sens.
Keywords  : synecdoche, explicit/implicit, explicitation, understanding, sense.

« La traduction à l’université française : entre recherche, formation et pratique professionnelle » par María Lomeña Galiano

[Revue]
Résumé
Cette publication se veut être une réflexion sur l’état et l’avenir de la traductologie dans les universités françaises, et vise à contribuer à la discussion théorique et pratique autour de la recherche et de l’enseignement des métiers de la Traduction.
Dans un premier temps, et dans le sillage de nos collègues ayant entamé une remise en question de la traductologie, nous brosserons un bref panorama de la formation en traduction spécialisée au sein des départements des Langues Étrangères Appliquées (LEA) dans son volet enseignement et recherche. Dans un second temps, nous proposerons quelques pistes d’action et suggestions pour ce domaine.
Mots-clés : Traduction, traductologie, recherche, formation, Langues Étrangères Appliquées (LEA).
Keywords  : Translation, Translation Studies, research, training, Langues Étrangères Appliquées (LEA).

« Sémiotique de la traduction littéraire » par Sündüz Öztürk Kasar

[Revue]
La traduction est par excellence un acte de « signification » ; signification en tant que processus de la construction du sens. Face à un discours à saisir et à rebâtir, le traducteur se présente en tant que sujet de quête qui s’élance dans les méandres de la signification. D’abord, dans la signification d’un texte original à décrypter, ensuite dans la signification d’un texte à reproduire dans une autre langue. Sa tâche devient encore plus hardie lorsqu’il s’agit de la traduction littéraire étant donné que le texte littéraire est le lieu même où la langue abolit ses propres lois. Et le malheur n’en reste pas là car le texte devient un espace ludique et périlleux par tous les stratagèmes que les auteurs mettent en jeu pour rendre leur texte incomparable. Alors, la reconstruction du sens s’avère l’enjeu majeur de l’activité traduisante et cet enjeu ne pourra être traité à juste titre par une discipline qui étudie la production et la saisie du sens, autrement dit la sémiotique.
Mots-clés : Sémiotraductologie, Littérature, Traductologie, Sémiotique.

« La traductologie : une discipline composite et protéiforme » par Lorella Martinelli

[Revue]
La traductologie est une discipline linguistique de nature interdisciplinaire, offrant par là de nombreuses perspectives de recherche : dans le domaine de la didactique des langues, c’est un moyen discuté et discutable de l’apprentissage des langues ; en linguistique typologique et contrastive, elle apparaît comme un moyen privilégié de classement et d’analyse différentielle des langues ; en interlinguistique, elle permet de connaître l’interférence d’une langue (L1) sur une autre (L2) ; en philologie, elle se révèle être une voie efficace de re-construction ou de révision des originaux.
Mots-clés : interdisciplinarité, linguistique, interlinguistique.

« Quelle conception de la langue pour la traduction ? » par Zsuzsa Simonffy

[Revue]
Les interrogations de cet article sont liées au choix des outils de description concernant la signification des unités linguistiques. En tant que traductrice pratiquante, c’est la dimension culturelle des textes et des discours qui est au coeur de nos préoccupations. Nous essayerons de montrer ici comment mettre en œuvre un ensemble de savoirs organisés sur la langue, incluant des aspects culturels indépendamment des connaissances encyclopédiques. Ces deux positions, apparemment incompatibles, finiront par se rejoindre pour effacer la frontière entre l’approche linguistique et l’approche traductologique du sens. Nous tenterons de mettre en évidence une piste, pertinente pour une approche théorique innovante de la traductologie, celle qui explore, au moyen des outils linguistiques, des croyances culturellement déterminées.
Mots-clés : Théorisation, traductologie, linguistique.

« Traduire le continu : la mise en échec du dualisme par le rythme » par Imane Mouani

[Revue]
Sans rythme et donc sans historicité du sujet, la traduction ne peut saisir que du discontinu dans les discours. Dans tout processus de traduction où prévaut la langue, les effacements – du sujet, du rythme – sont autant de déshistoricisations qui empêchent de voir ce que font les mots, restreignant les textes à du linguistique.
La traduction en tant que « rapport demeuré rapport », selon Henri Meschonnic ne doit se situer ni d’un côté ni de l’autre des éléments que la pensée du signe et du discontinu tient à distance et met en opposition. Ce que la pensée poétique de Meschonnic cherche à installer comme arrière-fond critique et théorique pour la traduction, c’est que celle-ci doit marquer son refus total de s’inscrire dans les couples conceptuels – idéologiquement chargés – du dualisme, tels que langue de départ/langue d’arrivée, texte cible/texte source, forme/sens, identité/altérité.
Mots-clés : Meschonnic, rythme, traductologie, poétique.

« La traduction : un atout en didactique des langues » par Alessandra Rollo

[Revue]
La traduction comme procédé didactique utilisé dans l’enseignement des langues étrangères a connu des phases changeantes au fil du temps. Elle reste néanmoins l’un des outils majeurs, à côté des exercices de grammaire, des activités de synthèse, de compréhension/production de textes écrits et oraux, etc. Or, comme le souligne Calvi (2003), en dépit de la reconnaissance de l’utilité de cette activité dans les cours de langue, il n’y a pas encore de définition précise de son rôle dans les orientations didactiques actuelles. Le CECRL envisage l’interprétation et la traduction comme des « activités langagières relevant de la médiation », respectivement au niveau oral et écrit, mais l’habileté traductive n’est pas mentionnée en tant que compétence linguistique spécifique au nombre des compétences communicatives langagières que l’apprenant doit acquérir.
Mots-clés : Traduction et didactique, CECRL, médiation.

Compte rendu de lecture

« Interpréter pour traduire, de Danica Seleskovitch et Marianne Lederer par Astrid Guillaume

[Revue et espace adhérents]

Livres reçus par Ulrich Hermann


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