Le 21 février : Journée internationale de la langue maternelle

jeudi 8 février 2007
 Laure PESKINE

La journée internationale de la langue maternelle fut proclamée par l’UNESCO le 21 février 2000, et est célébrée à cette même date chaque année dans les États membres et au Siège de l’UNESCO afin de promouvoir la diversité linguistique et culturelle et le multilinguisme.

Cette journée consacre la reconnaissance de la Journée du Mouvement pour la Langue, commémorée au Bangladesh depuis 1952, quand la police et l’armée de l’état pakistanais, qui occupait alors le Bengladesh, ouvrirent le feu sur la foule des locuteurs de Bengali manifestant pour leurs droits linguistiques à Dhaka. (source wikipédia)

Shaheed Minar, le Monument des Martyrs, près du Dhaka Medical College, au Bangladesh, a été élevé à la mémoire des morts pour la langue Bangla le 21 février 1952.
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Le 21 février 2000, à l’occasion de la célébration de la première Journée internationale de la langue maternelle Vigdis Finnbogadottir, ambassadrice de bonne volonté pour les langues auprès de l’UNESCO et ancienne présidente de l’Islande déclarait :
« Si une langue disparaît, chacun d’entre nous est dépossédé de son patrimoine, car c’est alors une nation et une culture qui perdent leur mémoire, il en est de même de la subtile tapisserie dont est tissé le monde et qui en fait un lieu passionnant »

Le directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, avait alors souligné que « les États membres de l’UNESCO, en décidant de célébrer les langues maternelles, ont voulu rappeler qu’elles constituent non seulement un élément essentiel du patrimoine culturel de l’humanité mais aussi l’expression irréductible de la créativité humaine dans toute sa diversité ».

Le 21 février 2007 M. Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO, déclarait à l’occasion de la Journée internationale de la langue maternelle :
« ...malgré des exemples de bonnes pratiques dans différentes parties du monde, le multilinguisme fait aujourd’hui plus figure d’idéal que de réalité tangible. Plus de 50 % des 6 000 langues parlées dans le monde, vecteurs de mémoire collective et de patrimoine immatériel, risquent de disparaître. 96 % d’entre elles ne sont parlées que par 4 % de la population mondiale. Moins d’un quart de l’ensemble des langues existant sur cette planète sont utilisées à l’école et dans le cyberespace, et, pour la plupart, seulement sporadiquement. Les langues véritablement mises à l’honneur dans le système éducatif et le domaine public se chiffrent à quelques centaines, et moins de cent sont présentes dans le monde digital. » [1]

À l’occasion de la journée internationale de la langue maternelle : à lire sur la toile :

Sur le site APLV-Langues Modernes : L’UNESCO et les langues en danger


[1Discours de M. Koïchiro Matsuura sur le site de l’UNESCO