"La diversité de l’enseignement des langues dans l’Union européenne" : rapport final de la Commission Européenne

jeudi 21 février 2008
 Laure PESKINE

STRUBELL Miquel , VILARO Sergi , WILLIAMS Glyn et al. : La diversité de l’enseignement des langues dans l’Union européenne : rapport final. Direction générale Éducation et Culture, septembre 2007, 145 p.

Ce rapport analyse les tendances à la fois nationales et régionales de l’enseignement des langues dans l’Union européenne entre les années scolaires 1999-2000 et 2004-2005. L’accent porte notamment sur les langues autres que l’anglais, l’apprentissage simultané de diverses langues et la motivation. Il propose des exemples de bonnes pratiques pour diversifier l’offre d’enseignement des langues vivantes et recommande des mesures devant être adoptées pour élargir l’éventail des langues enseignées.

Sommaire :

Chapitre 1. Introduction

  • 1.1. Libéralisation dans les systèmes d’éducation
  • 1.2. Le modèle

Chapitre 2. Résultats. Analyse des développements de la diversité de
l’enseignement des langues par pays dans l’UE entre les années scolaires 1999–2000 et 2004–2005

Chapitre 2. Résultats. Analyse des développements de la diversité de
l’enseignement des langues par pays dans l’UE entre les années scolaires 1999–2000 et 2004–2005

  • 2.1. Tendances générales
  • 2.2. Langues autres que l’anglais étudiées par élève
  • 2.3. Apprentissage simultané de diverses langues.
  • 2.4. L’apprentissage de langues autres que les linguae francae
  • 2.5. Résumé.
  • 2.6. Effectivité
  • 2.7. Motivation .

Chapitre 3. Rapports par pays. Une analyse des développements de la
diversité de l’enseignement des langues ; et une compilation et une
analyse (effectivité des mesures, tendances)

Chapitre 4. Analyse de cas. Exemples de meilleures pratiques du point de vue
des mesures prises pour diversifier l’offre d’enseignement de langues
vivantes

Chapitre 5. Conclusions et recommandations quant aux mesures devant être adoptées pour aider à élargir l’éventail des langues enseignées, dans le but de refléter de manière plus précise la diversité linguistique de l’UE

  • 5.1. Conclusions
  • 5.2 Recommandations

Bibliographie

Introduction

1. Le contexte de l’apprentissage des langues vivantes a été modifié de manière significative au cours de ces dernières années. L’élargissement de l’Union européenne, la mondialisation ainsi que les restructurations économiques qui lui sont associées sont à l’origine de nouveaux contextes sociaux, culturels et économiques pour la connaissance des langues vivantes, obligeant à repenser leur apprentissage et leur
enseignement dans le système scolaire.
2. La diversité linguistique constitue l’un des avantages clés de l’Europe dans l’économie de la connaissance, mais l’hégémonie de l’anglais pourrait bien miner cet avantage.
3. Le processus de libéralisation dans l’enseignement se développe parallèlement à ces changements politiques et économiques. Des systèmes centralisés avec une politique commune laissent la place à des systèmes décentralisés basés sur une
conception de l’enseignement dirigée par le marché. Les politiques mettent de plus en plus l’accent sur l’autonomie de l’école et du district scolaire.
4. Conformément au modèle de libéralisation, les écoles ayant un degré élevé d’autonomie sont bien placées pour développer le nombre de langues vivantes enseignées. Les États dont la ou les langues officielles ne constituent pas une ou des linguae francae ont beaucoup de chances d’être favorables à la diversification dans l’enseignement des langues. En revanche, les systèmes centralisés sont mieux placés
pour développer le nombre d’élèves apprenant des langues étrangères spécifiques. Toutefois, le modèle présuppose qu’il y ait suffisamment de professeurs de langues vivantes pour répondre à la demande, ainsi qu’une absence de concurrence pour le temps consacré à l’enseignement des langues dans le programme.

5. Ce modèle a été testé en développant des degrés d’autonomie scolaire et en utilisant les données d’Eurostat pour placer chaque État dans l’une des trois classes d’autonomie. Ce schéma a été appliqué aux données d’Eurostat quant au nombre de langues vivantes enseignées et à la proportion d’élèves apprenant une langue à deux moments différents : 1999/2000 et 2004/2005.

Lire la suite :

JPEG - 16.8 ko


Commission Européenne