Le génocide des OvaHereros et des Namas est considéré comme le premier génocide du XXe siècle : les troupes coloniales allemandes ont procédé à l’extermination systématique de ces peuples dans l’actuelle Namibie, faisant environ 100 000 victimes entre 1904 et 1908.
Outre la recherche historique, le théâtre, le cinéma et les arts plastiques se consacrent depuis peu à ce chapitre longtemps oublié de l’histoire coloniale allemande. Ces nouvelles formes d’approche soulèvent également de nouvelles questions : dans quelle mesure la pratique artistique peut-elle ouvrir des espaces de réflexion que la recherche historique seule ne peut atteindre ? Comment l’expérience coloniale et ses traces qui perdurent jusqu’à nos jours peuvent-elles être rendues visibles artistiquement ? Quels modes de représentation sont appropriés à cet effet ?
[...]









