Pétition Langues vivantes : « Stop aux dérives »

mardi 21 février 2012

Langues vivantes : stop aux dérives

Les déclarations de Luc Châtel le 8 février 2012 suite au rapport du comité stratégique des langues vivantes sont inquiétantes. Elles prolongent les dérives déjà mises en place avec la réforme du lycée : horaires globalisés pour les LV1 et LV2, diminués et répartis localement, contrôle local pour l’oral du baccalauréat 2013 dans le cadre d’une déréglementation forcenée du service public d’éducation.

Nous, signataires, sommes conscients de la nécessité d’une réflexion sur les conditions de l’enseignement des langues vivantes en France mais, malgré l’affichage ministériel, les choix annoncés ne peuvent y contribuer et relèvent uniquement d’une campagne de communication.

Détournant des travaux pédagogiques universitaires à des fins politiques, ces mesures arbitraires ne permettront en rien une meilleure maîtrise des langues vivantes par les élèves. Leur réel objectif semble être de permettre une diminution plus rapide du nombre d’enseignants de langues vivantes par la globalisation annoncée des horaires en collège comme en lycée, par une éventuelle annualisation des services, et par la remise en cause de l’égalité républicaine des établissements ainsi que la fragilisation du baccalauréat comme diplôme national en portant à 50% la part de contrôle local en langues vivante.

Au delà des langues vivantes, qui une nouvelle fois sont les premières concernées, l’annualisation des services et la globalisation des horaires sont inquiétantes pour toutes les disciplines : aggravation des conditions de travail des enseignants, alourdissement de leurs missions, constituant une attaque contre leurs statuts sans perspective d’amélioration du travail des élèves.

Signer la pétition sur le site du SNES