À la Sorbonne : Colloque « Faire sens, faire science », 16 et 17 novembre 2017

mercredi 18 octobre 2017

Colloque organisé conjointement par l’Université Paris Sorbonne (Paris IV), EA4509 Sens, Texte, Informatique, Histoire et l’Université Bordeaux Michel de Montaigne, EA4195 Textes, littératures : écritures et modèles.

Jeudi 16 et vendredi 17 novembre 2017
Salle D040, Université Paris Sorbonne, Maison de la Recherche,
28 rue Serpente, 75006 Paris

Inscription en ligne obligatoire par courriel auprès de : Astrid Guillaume (astrid.guillaumeparis-sorbonne.fr) et François Rastier (frastiergmail.com).
Accès : Se munir d’une pièce d’identité et du présent programme.
Frais d’inscription : 2 euros par jour, à régler sur place.

Très prononcée en France pour des raisons académiques, la séparation entre culture scientifique et culture « littéraire » a des effets néfastes : elle favorise non seulement les courants néo-positivistes mais aussi des courants anti-rationalistes comme la déconstruction, qui honnissent les sciences, congédient la notion même de vérité et priment le bon plaisir du texte. Or, la culture ne peut se diviser et ne peut se fonder sur l’exclusion.

Les humanités et les sciences de la culture ont naturellement une vocation de connaissance qu’elles partagent avec les autres sciences. Elles élaborent leurs propres méthodes pour objectiver leurs champs de recherche, décrire les singularités des objets culturels.

Leur épistémologie gagne à se renouveler en s’appuyant des auteurs comme Cassirer, Leroi-Gourhan, Merleau-Ponty, Simondon. En outre, le projet même du structuralisme, dans son exigence méthodologique, n’a aucunement démérité.

Les objets culturels appellent un programme de connaissance spécifique, et une étude rationnelle voire scientifique des arts trouve aujourd’hui de nouveaux champs à décrire avec l’accès à des collections toujours plus étendues, qu’elles soient ou non numérisées.

La phénoménologie même avait un programme scientifique ; et les arts ont tiré profit, bien avant les sciences, des illusions aujourd’hui décrites par les neurosciences.

Enfin, l’interprétation obéit à des contraintes philologiques et la description du sens se guide sur l’expression. Ces journées d’études veulent donc anticiper une sémiotique qui, pour rendre compte de la complexité des formations culturelles, sache maîtriser les dualités fondamentales, comme contenu et expression, synchronie et diachronie. Ce programme, clarifié par la découverte de nouveaux manuscrits de Saussure et ce que l’on a appelé le néo-saussurisme, affirme à présent son ampleur – au-delà des considérations issues des sciences de la communication et de la cognition.

Clarifier le statut des théories et des descriptions permettra une véritable interdisciplinarité autour de nouveaux observables, tant au sein des sciences de la culture qu’en coopération avec d’autres départements scientifiques. EA4509 STIH Université Bordeaux Montaigne


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