Il y a 42 ans dans les Langues Modernes, par Francis Wallet

VII ème Congrès International de la F.I.P.L.V
jeudi 17 août 2006

Les liens hypertextes renvoient aux articles cités en ligne sur Gallica.

Publié dans les Langues Modernes 1/2001

En 1959 a eu lieu à Vérone le VIIe Congrès International de la F.I.P.L.V. Le thème du congrès était « quel est le rôle des langues vivantes dans les humanités modernes et techniques, et comme instrument pratique ». Lors de la séance plénière de clôture, les rapporteurs - dont était M.L. Landré, ancien président de l’APLV et de la FIPLV - tirèrent la leçon du congrès, à savoir que « l ’enseignement des langues vivantes est un élément fondamental de l’enseignement littéraire moderne et de l’enseignement technique, formation culturelle et étude pratique de la langue devant se compléter l’une l’autre de façon permanente, selon des programmes diversifiés nécessitant des méthodes souples », ce qui me paraît toujours valable. À titre de document je voudrais citer ici les résolutions finales du congrès :

« Le Congrès de la Fédération Internationale des Professeurs de Langues Vivantes, qui s’est tenu à Vérone les 1er 2 et 3 avril 1959, a souligné l’importance des Langues Vivantes, tant d’un point de vue pratique que sur le plan de la culture générale des élèves, dans l’enseignement moderne et l’enseignement technique qui se sont développés de façon considérable au cours des dernières années.
Il appelle respectueusement l’attention des gouvernements et des autorités administratives sur cette importance ; il souhaite que, dans les horaires, les langues ne soient pas, comme il arrive, écrasées par d’autres disciplines, que les effectifs soient limités pour permettre un enseignement direct et efficace.
Sur le plan de la connaissance de la langue, il se permet de rappeler combien dans le monde moderne, avec les moyens de transport plus rapides, le goût des voyages à l’étranger, le développement sur un plan nécessairement international des techniques, la connaissance effective des langues étrangères est de plus en plus indispensable.
Il indique que plusieurs considérations dans l’Enseignement du Second Degré, long ou court, doivent présider à leur enseignement :

a) choix de l’âge optimum où la curiosité des élèves est en éveil, où leurs organes vocaux se plient mieux à l’émission de sons différents de ceux de leur langue maternelle ;

b) choix très strict d’un vocabulaire adapté aux besoins particuliers de chacun ;

c) importance d’une connaissance solide des structures mêmes de la langue étudiée.

Il tient à souligner combien cette étude, qui doit être menée avec toute la méthode, la progressivité et la rigueur nécessaires, est de nature à susciter la curiosité, le sens des différences et des nuances, la réflexion, servant à développer les qualités proprement intellectuelles des élèves.
Il a constaté que cet enseignement de la langue ne peut pas et ne doit pas être séparé de ce qui est la vie le tous les jours des peuples dont la langue est étudiée, ce qui est de nature à les intéresser et à leur ouvrir l’esprit.
Il insiste sur le fait que cette véritable initiation à la vie des peuples étrangers se doit au départ d’être concrète, simple, et aussi objective que possible, qu’elle peut, par la suite, s’appuyer sur l’étude de sujets spéciaux, la lecture attentive de textes appropriés, le rappel de notions de géographie et d’histoire de la civilisation. Il croit devoir rappeler combien les maîtres doivent éviter les idées arrêtées d’avance et ne pas être influencés, ni par la propagande, ni par des considérations d’ordre politique.
Son attention a été appelée sur le fait qu’au niveau supérieur cet enseignement conduit à une introduction aux différentes formes de l’art et de la pensée du peuple étudié, qu’il peut même ouvrir des vues sur sa vie spirituelle.

Il a semblé évident au Congrès que dans ces conditions

1) tout ce qui peut donner à cet enseignement un caractère plus direct, plus précis (correspondance scolaire, visites à l’étranger, appariement d’écoles, aides audiovisuelles de tous genres) doit être encouragé ;

2) que la formation des maîtres doit comporter
a) non seulement une solide connaissance de la langue, mais une initiation aux recherches linguistiques,

b) des connaissances assez approfondies sur la géographie, l’histoire, la vie économique, sociale, politique, la littérature, les arts, la vie spirituelle, l’esprit même des peuples étudiés,

c) une culture générale assez large leur permettant d’apprécier, de goûter, de juger tout ce qui contribue à la vie des peuples ;

3) que des mesures doivent être prises pour leur permettre de rafraîchir et de perfectionner au cours de leur carrière ces connaissances et cette culture. »

C’était dans les Langues modernes N° 3 de juin 1959.


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