La note de la présidente - n°2/2019 des « Langues Modernes », par Françoise Du

dimanche 19 mai 2019

Cette livraison des Langues Modernes correspondra à la fin de l’année scolaire et universitaire 2019 qui verra la mise en place progressive dès septembre de la réforme du lycée.
L’APLV a été consultée et a participé régulièrement aux audiences depuis la mise en route de cette réforme à tous les niveaux de l’enseignement. L’APLV a certes apprécié d’être entendue et a pu s’exprimer et faire des propositions sur plusieurs points de la réforme des langues menée actuellement. Il faut admettre que les propositions émises par l’APLV n’ont pas été vraiment suivies d’effets remarquables au niveau de l’enseignement secondaire. En effet, l’impact de ces interventions reste mineur si l’on regarde les nouveaux programmes. L’APLV demande depuis plusieurs années l’élaboration d’une réelle politique des langues vivantes étrangères et régionales cohérente à tous les niveaux d’enseignement. L’exemple le plus frappant reste le refus d’augmenter les horaires au lycée général et technologique où selon, l’avis même des conseillers du ministre, « les effectifs vont en outre augmenter et donc se situer entre 30 et 35 élèves par » classe. La politique de bassins par secteur pour l’enseignement des langues « moins enseignées » risque d’accroitre les inégalités. La conséquence inévitable sera la réduction de la carte des langues enseignées. Cela affectera tous les niveaux d’enseignement. Cela aura des conséquences dans l’enseignement supérieur car si une langue n’est plus enseignée au second degré quelle chance a-t-elle de l’être à l’université ou dans les grandes écoles ?
J’ai eu le plaisir de participer à l’organisation et à la conférence de consensus du CNESCO qui avait pour thème l’enseignement et l’apprentissage des langues vivantes étrangères et régionales. Les conclusions sont très intéressantes car elles confirment que l’apprentissage des langues étrangères est essentiel et qu’il faut valoriser toutes les langues. Il est certain que des progrès ont été accomplis au cours des dix dernières années autant dans les apprentissages que dans les pratiques de classe. Mais il reste beaucoup à faire.
Il convient d’élargir la palette des langues enseignées ce qui permettra une plus grande ouverture au monde et apportera à notre jeunesse de nouvelles perspectives professionnelles et intellectuelles.
Par ailleurs l’APLV a alerté le Ministère à propos de la sous-estimation des besoins en postes d’enseignants de langues dites « rares ». On voit sur le terrain que le vivier de professeurs qualifiés pour enseigner ces langues est quasi inexistant, du fait qu’il n’y a pas suffisamment de postes aux concours pour remplacer les enseignants qui font valoir leurs droits à la retraite.
Patrice Roques et Jean-Luc Breton – Secrétaire général de l’APLV –, ont été reçus à la DGESCO à propos des programmes de langues régionales et ont rappelé les positions de l’APLV concernant la diversité linguistique. Si on peut se réjouir que sept langues vivantes régionales puissent désormais être choisies en spécialité, on ne peut que déplorer que de nombreuses autres langues vivantes demeurent exclues et que l’immense majorité des lycées limitent l’offre de spécialités à une ou deux langues, et donc, majoritairement à l’anglais.
Je vous souhaite une bonne lecture ce cette livraison des Langues Modernes dont le thème est la littérature jeunesse et l’enseignement des langues.


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