Éditorial des « Langues Modernes » n° 2/2020

Par Émilie Perrichon et Laure Peskine, rédactrices en chef
mercredi 8 juillet 2020
 Laure PESKINE

Le numéro des Langues Modernes 2/2020 s’intéresse au rôle des sens et des émotions dans l’enseignement-apprentissage d’une langue. C’est de mémoire la première fois qu’une telle problématique est traitée depuis les débuts de la revue.
Le dossier a été coordonné de main de maître par Claire Chaplier et Émilie Lumière qui ont rassemblé 13 contributions venant de 7 pays différents répartis sur 4 continents. Nous les remercions vivement, ainsi que les auteurs, et saluons leur détermination à tous pour avoir assuré leur engagement vis à vis de ce dossier initié en juillet 2019, et qui prend désormais une résonance si particulière dans le tourment d’une crise sanitaire mondiale [1] qui sollicite nos sens et nos émotions dans nos vies familiales et professionnelles.
Les émotions, de manière générale, et en particulier dans la relation d’apprentissage et d’enseignement des langues et dans la relation de travail, ont dû être repensées, réfléchies, recentrées, pour permettre à tous nos élèves, étudiants et collègues de vivre au mieux cette période troublée. En partageant des points de vue et des expériences variées, les contributions sélectionnées offrent aux lecteurs des ressources théoriques et pratiques leur permettant de poursuivre leurs réflexions et leurs actions engagées sur le terrain.
Nous remercions aussi Benoît Cliquet pour son clin d’œil, qui suscite toujours émotion et sourire, ainsi que tous les membres du comité de lecture qui assurent quatre fois par an la lecture minutieuse et critique de nombreux articles en vue de leur évaluation. Si le calendrier des Langues Modernes a dû subir un « glissement temporel », tous les travaux habituels sont assurés et les numéros suivants en préparation. Nous vous invitons à consulter les appels à contribution en cours.
Bonne lecture et bon courage à tous et à toutes durant ces prochains mois.


[1Les auteurs ont été avisés entre le 31 janvier et le 4 février 2020 de l’acceptation de leur article par le comité de lecture des Langues Modernes alors que l’OMS prononçait le 30 janvier « l’état d’urgence de santé publique de portée internationale » face à la pandémie de Covid-19.