In memoriam Solange Parvaux, par Agnès Levécot

jeudi 27 décembre 2007

Inspectrice générale honoraire, Solange PARVAUX est décédée à Paris le 15 décembre 2007.

Maître de conférences de portugais à l’Université d’Alger (1965-1971) et à l’Université de Paris III (1971-1981), elle a été la fondatrice de l’ADEPBA [1] en 1973. Cette même année, elle s’est vu confier, par le Ministère de l’Éducation Nationale, la mission de développer l’enseignement du portugais dans le second degré, d’abord comme Chargée de Mission de 1973 à 1981, puis comme Inspectrice Générale, de 1981 à 1997.

Elle a œuvré toute sa vie avec détermination et enthousiasme pour la diffusion de la langue portugaise et des cultures des pays lusophones, dans le cadre associatif et en participant à de nombreux colloques nationaux et internationaux : "Les Images Réciproques France-Brésil", en collaboration avec l’Université de Paris III, en décembre 1986, au Sénat ; "Les Images réciproques France-Portugal", avec l’ADEPBA, en mai 1992, à l’Assemblée Nationale. En novembre 2005, elle a été commissaire scientifique du colloque "La mondialisation linguistique, un nouveau regard : la langue portugaise, le Brésil, la lusophonie" dans le cadre de Brésil/Brésils 2005 (AFAA).

Elle a par ailleurs publié plusieurs ouvrages de divulgation de la langue portugaise : 40 leçons pour parler le portugais (2006) ; Pratiquez le Portugais - Portugal, Brésil, Afrique(2004) ; Le Portugais tout de suite ! (2003) ; Contes et chroniques d’expression portugaise - Portugal-Brésil-Afrique (Bilingue, 2004), dans la collection Pocket Langues pour Tous, avec la collaboration de Jorge Dias da Silva et Jacqueline Penjon. Un vibrant hommage lui avait été rendu le 5 décembre lors du lancement de son dernier livre, écrit en collaboration avec Jorge Dias da Silva et Nina A. Mabuchi, pour la même collection : Vocabulaire portugais Portugal/Brésil.

Solange Parvaux a toujours lutté pour ses idéaux, au-delà d’un quelconque intérêt personnel, et avec une abnégation et une générosité qui inspirent le respect de tous ceux qui l’ont côtoyée.


[1Association pour le Développement des Études de Portugais du Portugal, du Brésil, de l’Afrique et de l’Asie