Éditorial des « Langues Modernes » n° 4/2017, par Pascal Lenoir, rédacteur en chef

vendredi 8 décembre 2017
 Laure PESKINE

Le présent numéro est consacré à un objet qui a une longue histoire en enseignement des langues vivantes. Dès qu’elles ont fait leur entrée dans les programmes du secondaire, les langues ont mobilisé le texte littéraire comme principal support de travail. Ce choix était notamment dicté par le souci d’acquérir pour cette discipline nouvelle dans le système éducatif une respectabilité qui la place à égalité par rapport aux prestigieuses langues anciennes. Le présent dossier coordonné par Nadja Maillard-De la Corte Gomez sur « Texte littéraire et enseignement des langues : pratiques de terrain » est la preuve d’un intérêt pour la littérature qui n’a jamais failli dans notre domaine. L’appel à contributions publié sur le site a reçu un tel accueil que nous avons finalement décidé de réaliser deux dossiers sur ce sujet, pour pouvoir donner une suite favorable à de nombreuses propositions très intéressantes qui nous avaient été faites.

Notre revue consacre régulièrement des dossiers sur le texte littéraire. Le n° 2-2000 intitulé « La littérature, nouvelles approches », coordonné par Martine Baruch et Daniel Thomières1, était résolument tourné vers l’avenir. Les coordonnateurs y affirmaient que « dans quelques années, un nouveau numéro des Langues Modernes se pencher[ait] de nouveau sur la question de la littérature au cours de langue ». Francis Wallet, auteur de la chronique « Il y a 90 ans dans Les Langues Modernes », y rendait compte d’un article publié dans le numéro d’avril 1910, où un collègue angliciste se demandait comment amener les élèves à lire en dehors des heures de classe. En 2005 (n°2), nouveau dossier, coordonné par Marie-Soledad Rodriguez, intitulé tout simplement « La littérature ». On y sent chez certains auteurs le souci de voir perdurer la présence de la littérature en classe de langue, alors que le nouveau Cadre Européen de Référence pour les Langues semble lui accorder une place relative, au côtés de très nombreuses autres ressources pour l’apprentissage et la pratique des langues. En 2010, un autre dossier, résolument optimiste, procède à la défense et à l’illustration du plaisir de lire. Le numéro 1-2018, qui fera suite à celui-ci, portera le titre « Texte littéraire et enseignement des langues : enjeux formatifs ».
À l’heure de passer la main en 2018 comme rédacteur en chef de cette revue, je citerai une de mes prédécesseures, Astrid Guillaume, qui écrivait en 2005 : « Les Langues Modernes, c’est près d’un siècle de témoignages et de recherches théorique et pratique sur l’enseignement de toutes les langues. […] C’est aussi et surtout la revue de l’Association des Professeurs de Langues Vivantes de l’enseignement public, et à ce titre la revue de tous les professeurs de langues, à tous les niveaux du système éducatif »4. Je remercie les membres du comité de lecture et du comité éditorial pour toute l’aide qu’ils/elles m’ont apportée au cours de mon mandat. Bon courage à Émilie Perrichon et à son équipe !

Je vous souhaite une excellente lecture.


49/130
130/130
35/130
16/130
7/130
68/130
9/130
14/130
12/130
24/130
35/130
7/130
20/130
10/130
7/130
7/130
7/130
22/130
39/130
13/130
12/130
23/130
22/130
7/130
16/130
7/130
8/130
32/130
19/130
32/130
23/130
12/130
10/130
14/130
16/130
17/130
24/130
10/130
15/130
10/130
16/130
54/130
8/130
20/130
7/130
10/130
19/130
7/130
10/130